C’est avec émotion et une colère froide que j’ai appris la mort d’un jeune homme âgé d’une trentaine d’années, qui se trouve être un membre de ma famille, par la gendarmerie routière de Dinguirage.

Ousmane BERETE de son nom et son cousin du même nom, se rendaient à Dinguirage pour  présenter des condoléances d’usages suite à un décès dans la famille. Sur la route, ils ont été percutés par des agents de la gendarmerie qui voulaient les racketter.

En effet, son seul malheur aura été de refuser d’être rançonner par ses bourreaux gendarmes à la rentrée de Dinguirage, en martelant la levée des barrages à l’intérieur du pays par les autorités de la transition. C’est ainsi que ces gendarmes se sont mises à sa poursuite, en le frappant alors qu’il était assis à l’arrière de la moto qui le transportait. Tombé sur la tête sur des rochers et grièvement blessé. Ces mêmes gendarmes se rendant compte de leur bavure, le transportent à l’hôpital préfectoral de Dinguirage. Il y rendra l’âme quelques minutes après.

Par cette indignation, je voudrais souligner la détresse de nos populations analphabètes à l’intérieur du pays qui sont victimes des agents indélicats des forces de l’ordre qui n’ont que faire des directives de la hiérarchie. Sinon, l’on se souvient que par un communiqué du CNRD en date du 19 octobre 2021, à l’exception des barrages aux frontières, ceux de l’intérieur ont été purement et simplement supprimés.

Profitant de la faiblesse des habitants en milieu rural, les agents de la police et de la gendarmerie routière les rançonnent quotidiennement. C’est le lieu pour moi d’interpeller les autorités militaires de la transition à faire cesser ces abus qui ternissent l’image de nos forces de l’ordre et de sévir contre ces agents indélicats qui déshonorent leur profession.

Pour le cas spécifique d’Ousmane BERETE, nous demandons justice. Sa femme et ses trois enfants méritent que justice soit rendue. Repose en paix Ousmane !

Par Alexandre Naïny Berete, frère de la victime.