Au cours d’un entretien qu’il nous a accordé, ce mardi 4 janvier, le secrétaire général du SLECG, Aboubacar Soumah s’est une nouvelle fois prononcé sur le cas des 8.000 enseignants contractuels qui, dans les prochains jours, devront être affectés à l’intérieur du pays, pour remédier au « déficit d’enseignants dans les établissements scolaires ».

Selon le syndicaliste, « maintenant que le ministre a dit qu’il faut qu’il procède à une réaffectation des enseignants contractuels, alors, une fois qu’ils sont réaffectés par l’éducation, ils deviennent maintenant des contractuels d’État. Ils seront au service du MEPU-A. Une fois que l’acte de mutation sera pris par le ministre, ils seront donc au compte du département. Donc il n’y a pas de problème, ils seront sous couvert du ministre de façon officielle, je crois qu’ils ne seront pas abandonnés ».

Plus loin, le camarade Aboubacar Soumah a rassuré que les structures syndicales de l’éducation continueront à toujours protéger ces enseignants qui avaient accompagné l’Etat en 2017 (lors de la grève dans le secteur éducatif )  à condition, dit-il, que ces derniers « fassent preuve de compétences parce qu’ils ont déjà fait des pratiques de classe et c’est en compte de tous ces facteurs là qu’ils seront retenus. Donc s’ils continuent dans cette lancée avec une compétence requise tant sur le plan académique que pédagogique, nous allons les protéger parce que ce que nous voulons, c’est un enseignement, un apprentissage de qualité. Pour que le système soit qualifié il faut des enseignants qualifiés ».

Pour terminer, le leader du SLECG a invité les enseignants contractuels à toujours continuer à se former parce que la formation est continue : « Si l’Etat ne prend pas en charge leur formation, dit-il, qu’ils continuent eux à se surformer avant l’appui du département de l’enseignement pré-universitaire en termes de formation parce qu’on ne retiendra que ceux qui sont compétents. Même si on les affecte maintenant, n’intégreront la fonction publique que ceux qui sont compétents (…) Ne bénéficieront de la couverture du syndicat et du MEPU-A que ceux qui feront preuve de compétences pédagogique et académique en classe dans leur pratique. »

Mohamed Soumah pour Guinee7.com