«Ils n’ont qu’à dire que je fais de la politique» ! S’est exclamé, le secrétaire général du SLECG, Aboubacar Soumah, qui a tenu en haleine les enseignants regroupés à leur siège social, au quartier Donka (Conakry), pour une assemblée générale extraordinaire.

Il a de prime abord fait savoir qu’aujourd’hui : « depuis l’avènement de ce gouvernement au pouvoir, il ne parle que de la politique, il n’y a pas eu de développement économique, ni social, ils ne font que parler de la politique, comment protéger leur pouvoir, ils ont mis en exploitation toutes nos richesses, toutes nos mines, qui ne profitent qu’à eux, qui ne profitent pas aux Guinéens ; ils sont là à nous amadouer. Lorsque nous réclamons, ils disent que nous faisons de la politique. C’est bien nous faisons de la politique, puisque la politique qui nous gère est une mauvaise politique. C’est une politique d’exploitation du peuple, donc nous refusons cela. Nous sommes dans le combat pour la réclamation de notre droit pour améliorer les conditions de vie des enseignants, nous en avons marre de la précarité dans laquelle nous vivons, nous en avons marre des conditions dans lesquelles nous enseignons les enfants.» 

Avant de d’ajouter : « Ils ont modifié la loi L028 en assemblée générale, ils ont voté une autre loi, la loi L027. Ils ont modifié tout contre les travailleurs et le syndicalisme en Guinée. Et ils veulent qu’on soutienne la nouvelle constitution avec ça. Toutes les lois qui protégeaient les travailleurs ont été complètement enlevées. Comment est-ce que nous nous pouvons supporter une telle constitution ? Jamais. Ils n’ont qu’à dire que je fais la politique. Je fais la politique, parce qu’aujourd’hui les conventions qui nous protègent, les lois qui nous protègent sont changées … Donc nous sommes contre cette constitution.»

«Ils ont envoyé des correspondances dans les établissements pour dire de remonter les enseignants qui ne sont pas présents pour les radier, mais s’ils sont hommes, ils n’ont qu’à radier un seul enseignant qui est en grève, ils n’ont qu’à bouffer le salaire d’un seul enseignant qui est en grève, nous leur montreront la loi. Parce qu’aucune loi ne dit qu’il faut geler le salaire d’un enseignant en grève ou de retenir son salaire (…) Dans les conditions normales, la loi L028 quand elle doit être changée, tous les partenaires doivent être présents. Les partenaires sociaux, ce sont les syndicats et le gouvernement (…) mais qu’un groupuscule se regroupe pour changer la loi L028, qu’ils ont envoyé dans tous les établissements pour faire peur aux enseignants, pour dire que si tu ne vas pas, ton salaire sera arrêté conformément à la loi. Quelle loi ?» A-t-il enfin martelé.

Abdou Lory Sylla pour Guinee7.com