Dans son adresse à la nation, mardi 31 décembre, le président Alpha Condé s’est penché sur le secteur éducatif où une grève a été récemment annoncée par le SLECG (Syndicat Libre des Enseignants et chercheurs de Guinée).

Après avoir déclaré que « dans le secteur de l’éducation, les économies réalisées lors de l’assainissement du fichier serviront à améliorer la situation des enseignants, sans affecter l’indice salarial, conformément au protocole d’accord signé par le gouvernement et les partenaires sociaux en janvier 2019 », le président Condé a annoncé : « dans le courant du premier trimestre de 2020, le gouvernement doit procéder à l’actualisation des primes en lien avec le statut particulier de l’éducation et prendre des dispositions pour préparer les États Généraux de l’éducation. »

Cette annonce du chef de l’État semble ne rien faire pour dissuader le camarade Aboubacar Soumah et compagnie dans leur démarche d’aller en grève.

« Nous, nous avons adressé une correspondance au gouvernement, dans laquelle nous avons soulevé des questions très précises. Nous avons demandé que le gouvernement nous fasse une proposition concrète sur les 8 millions que nous avons demandés. Et le deuxième point, nous avons demandé que les contractuels soient engagés à la fonction publique. Ces deux points-là sont très clairs. Donc on attend une correspondance du gouvernement par rapport à ces points-là d’ici le 5 janvier », nous a confié Aboubacar Soumah, ce mercredi, au cours d’un entretien téléphonique.

Pour tout dire, « le discours du président là, n’est pas la réponse du gouvernement. Nous, nous attendons une réponse écrite, comme la procédure l’exige. Nous sommes dans notre logique, d’ici le 5 janvier, si on n’a rien, alors on va se retrouver pour prendre autres dispositions ».

Par ailleurs, le général Soumah a annoncé qu’une assemblée générale de son syndicat est prévue le 4 janvier prochain.

Mohamed Soumah pour Guinee7.com