L’Union des forces du changement a tenu son assemblée générale hebdomadaire le samedi 20 mai dernier, sous la présidence de son  leader. Dans son discours de circonstance, Aboubacar Sylla a abordé des sujets qui dominent l’actualité, dont la subvention du chef de file de l’opposition et le manque des moyens de transports publics. Par ailleurs le président de l’UFC est intervenu sur la cherté des prix à l’approche du mois de ramadan.

C’est devenu une tradition, en Guinée à l’approche du mois de ramadan les prix augmentent sur les marchés. Cette situation ne laisse pas indifférent le président de l’UFC. Aboubacar Sylla après avoir fustigé l’inertie de l’Etat, appelle les commerçants à la stabilité des prix. « On n’a pas d’Etat, on a un Etat qui a abandonné les citoyens entre les mains des commerçants, des propriétaires des logements, des transporteurs. Chacun fait ce qu’il veut dans son secteur. Mais nous demandons aux commerçants d’être des bons musulmans. Si ce n’est pas un mois où il faut diminuer les prix, ça ne doit pas être un mois où il faut les augmenter. C’est un mois de pénitence, de sacrifice, un mois où on doit faire du bien dans l’espoir de pouvoir récupérer dans l’au-delà», prêche le président de l’UFC.

Poursuivant son allocution, le président de l’UFC a dénoncé le gaspillage économique et l’insouciance des dirigeants des conditions de vie de la population. Parlant du secteur des transports, Aboubacar Sylla indique : « nous sommes dans un pays où il n’y a même pas de transport public. Parce que ce n’est pas un souci du gouvernement. Un 4X4 qu’on donne aux ministres, aux directeurs, aux secrétaires généraux, chaque 4X4 peut acheter au moins 2 à 3 bus. Le gouvernement guinéen avec un montant maximum de 20 millions de dollars, peut inonder tout Conakry en bus. Parce qu’avec 20 millions de dollars on peut avoir prêt de 200 bus qui peuvent donc, résoudre le problème de bus à Conakry», a-t-il souligné. Cependant, selon le leader de l’UFC « on préfère passer des marchés gré à gré de 40 millions dollars usd, surfacturant des particuliers. Je vous donne un exemple, la réfection de la route Sonfonia-Kagbelen qui est actuellement en cours, c’est un marché gré à gré de plus de 40 millions de dollars sortis des caisses de l’Etat, en surfacturation», a-t-il déploré.

Cette assemblée générale a aussi été marquée par la sortie du président de l’UFC sur la subvention accordée au chef de file de l’opposition. Face à ses militants, Aboubacar Sylla a prôné l’unité de l’opposition. Pour lui, ce débat est une manœuvre du camp d’en face en vue de déstabiliser l’opposition. « Ne vous inquiétez pas pour cela. Nous de l’opposition, nous n’en faisons pas un problème. Mais c’est ceux qui ne sont pas de l’opposition qui en parlent, qui veulent présenter l’opposition comme une opposition qui est prête à se discuter sur cette petite subvention qui est allouée par l’Etat au chef de file de l’opposition. Nous leur disons qu’ils perdent leur temps. Il ne sera jamais dit qu’un jour l’opposition guinéenne a implosé, elle s’est déchirée pour une question d’argent», a-t-il promis.

« Dès le retour du chef de file de l’opposition, nous allons nous retrouver, ressouder encore les rangs, tendre la main à certains de l’opposition qui ne sont pas encore au sein de l’opposition républicaine ou qui l’ont quitté pour qu’on puisse nous regrouper, être plus nombreux, plus forts, pour faire face au défi du développement, de la démocratie», a-t-il conclu.

Avec Le Démocrate