Ces jours-ci la presse met à nu des petites affaires de Aboubacar Sylla, le porte-parole de l’opposition guinéenne, député élu sur la liste de l’UFDG. Traqué pour non-paiement de salaires par les enseignants de son école et les ex-travailleurs de son groupe de presse, au tribunal, l’homme qui aime se comporter en donneur de leçons vient d’être cité dans une affaire domaniale pas très jolie pour sa réputation.

En effet, une de ses sœurs cadettes aurait porté plainte contre le député au tribunal de première instance de Dixinn pour avoir vendu contre le gré de toute la fratrie, un domaine familial laissé par leur défunte maman. Le domaine familial vendu à 1 milliard 500 millions GNF se trouve non loin de la clinique Jean Paul II à Taouyah.

L’acheteur qui a vu les travaux de construction sur le site arrêtés par une décision du tribunal aurait à son tour porté plainte contre le député. Autant dire que l’affaire se corse pour Sylla qui serait un habitué des faits.

Selon ses proches, Aboubacar Sylla aurait vendu, il y a de cela quelques années, un vaste domaine de la SIG laissé cette fois-ci par son feu père, Lamine Sylla, gouverneur et ambassadeur, pendant le régime de Sékou Touré.

Là aussi, les fruits de la vente n’auraient pas été bien partagés par le député. Ce qui lui a valu à l’époque une convocation au tribunal par un de ses frères, Alkaly, décédé depuis de chagrin, dit-on.

Les mauvaises langues disent que la première école Lamine Sylla a été construite avec l’argent de cette vente.

Sans compter le fait qu’Aboubacar Sylla a été un haut cadre au ministère des petites et moyennes entreprises, chargé de la privatisation. Il aurait ici aussi activement participé, à partir de 1984, au bradage des petites et moyennes industries laissées par Sékou Touré.

Dire que c’est ce genre d’individus qui cherchent à diriger la Guinée…

Mohamed Sylla

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