Aladji Cellou, journaliste

A l’unanimité, les députés guinéens présents à la plénière du dimanche 4 juillet dernier ont adopté un accord de coopération militaire et technique entre le Sénégal et la Guinée. Un accord qui, s’il est également ratifié par le parlement sénégalais, conduira à la réouverture de la frontière terrestre commune entre les deux pays. Frontière qui a été fermée depuis septembre 2020, pour des raisons sécuritaires.

Au micro de nos confrères de la radio FIM, ce matin, le porte-parole du ministère guinéen de la Défense nationale est revenu sur quelques grandes lignes de cet accord qui, sans doute, fera le bonheur des populations des deux pays.

Après avoir souligné que l’accord doit être également ratifié par le parlement sénégalais, Aladji Cellou Camara a fait savoir que « c’est après cela que les conditions et modalités de mise en œuvre de l’accord seront définies par une commission militaire mixte et paritaire composée des deux ministres (en charge de la défense). C’est à partir de cette commission là que toutes les modalités de mise en œuvre seront clarifiées, définies et projetées dans l’espace ».

Selon lui, « l’accord mentionne clairement la possibilité de procéder à des patrouilles mixtes, au contrôle de la frontière commune entre les deux pays. Mais également, l’accord prévoit des rencontres des comazones (commandants de zone), les légions de gendarmeries frontalières…Et il y a aussi des échanges des délégations militaires entre les deux pays ».

« Je pense que, dit-il, tout est dans l’accord pour pouvoir rassurer d’abord, parce que c’est ce qui était prévu. C’est un accord complet qui pourrait apaiser ‘‘les tensions” qui pourraient encore exister entre la Guinée et le Sénégal ».

À la question de savoir si cette fermeture de la frontière terrestre Guinéo-sénégalaise impacte la coopération militaire entre les deux pays, Aladji Cellou répond : « Stratégiquement, il n’y a pas d’impact sur la coopération militaire…puisque cette coopération est sur diverses formes. Elle n’était pas peut-être dans un accord, mais je sais par exemple que le Sénégal a un officier de liaison à l’ambassade ici (en Guinée) qui participe de temps à autres aux activités du ministère de la Défense nationale. Donc je ne crois pas que la coopération militaire en tant que telle a été affectée par la fermeture des frontières. »

Il faut par ailleurs préciser que cet accord est valable pour une durée de 5 ans renouvelable a moins que l’une des parties ne notifie à l’autre, par écrit, son intention de le dénoncer, 6 mois avant son expiration.

Mohamed Soumah pour Guinee7.com