De la gauche vers la droite: Mohamed Bangoura, Me Beavogui et Fodé Baldé

Après avoir passé quasiment toute une journée (10h à 17 h) en audition à la Direction centrale de la police judiciaire de Kaloum, ce lundi, Fodé Baldé, politologue et membre de la Cellule de communication de l’UFR (Union des forces républicaines) et Mohamed Bangoura, directeur de publication du site Mosaiqueguinee ont été remis à la disposition de leur avocat, me Salifou Béavogui, pour la suite de la procédure.

Selon leur avocat, Fodé Baldé et Mohamed Bangoura sont accusés de diffamation et de complicité à l’encontre du chef de l’État, suite à un éditorial écrit par le premier et publié dans le média du second.

« Les deux ont été suffisamment interrogés, vous me permettrez de ne pas rentrer dans le fond de l’affaire, parce qu’en réalité, l’enquête préliminaire est secrète… Ils ont rejeté toutes les accusations et moi en tant qu’avocat, je fais observer très rapidement qu’ils sont des citoyens libres d’abord. Et conformément à l’article 7 de notre constitution, tout citoyen a le droit de manifester ses opinions politiques, philosophiques et sociales, soit par écrit, par la parole ou par l’image. Donc les faits articulés ne peuvent pas être retenus, qualifiés d’infraction à la loi pénale », a expliqué Me Salifou Béavogui au sortir de cette audition.

Après avoir remercié les agents de la police judiciaire qui, dit-il, lui ont facilité l’accomplissement de sa mission, Me Béavogui a persisté en déclarant : « une fois encore, pour moi, ces deux respectables citoyens sont des innocents qui bénéficient de la présomption d’innocence, qui ne sont coupables de rien, jusqu’à ce qu’une juridiction se prononce. Et je continuerais à clamer haut et fort leur innocence partout où besoin sera… pour moi, il ne devrait même pas avoir d’interrogation dans cette affaire. »

Par ailleurs, l’avocat dit avoir relevé des vices de forme et de fond, au cours de l’audition qu’il développera non seulement devant le procureur qui sera saisi, mais ensuite devant le juge si besoin en est. Avant de rassurer : « que chacun se tranquillise et que chacun se rassure, il n’y a rien à craindre dans cette affaire, parce que mes clients sont innocents. »

À noter que le rendez-vous est fixé pour ce mardi 2 juillet, pour la suite de la procédure.

Mohamed Soumah pour Guinee7.com

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