Après une première sanction affligée aux groupes Deeg J Force 3, Banlieuz’Art et le jeune artiste King Alasko, la directrice l’AGS (Agence Guinéenne de Spectacles), Sayon Bamba, s’est proposée pour une médiation. C’était au cours d’une interview accordée à nos confrères de la radio Espace FM.

Pour rappel, les groupes et artistes cités ci-haut ont été interdits, par AGS, de toutes prestations scéniques et artistiques en Guinée, jusqu’à nouvel ordre, suite aux propos injurieux qu’ils ont tenus à l’endroit d’un journaliste culturel, au cours de leur prestation dans un concert organisé à l’occasion de la fête de l’indépendance du pays, le 2 octobre dernier.

Prenant la parole, la patronne de l’AGS a d’abord souligné qu’« en matière de spectacle vivant, il y a déjà la règle de bienséance et la responsabilité que l’on accorde à son physique, c’est une première chose. Mais il y a aussi, un jour hautement symbolique comme le 2 octobre, un jour de fête nationale, de fierté nationale, donc de responsabilité de chaque citoyen à honorer ce drapeau, qui ne peut être utilisé pour régler nos comptes. Donc, il faut que les individus arrivent à faire la part des choses entre leurs histoires et la république. On peut ne pas aimer une personne, mais marcher avec la même personne pour les besoins et pour l’image de sa république ».

Avant de déclarer : « Je n’ai pas du tout une décision contre quelqu’un, il s’agit d’une décision d’une responsable face à une situation qui ne peut pas être tolérée dans ce pays ».

À la question de savoir si l’on pourrait s’attendre à une certaine clémence de la part de l’Agence Guinéenne de Spectacle (AGS), suite aux excuses publiques faites par les artistes concernés, Sayon Bamba répond : « On n’est pas en train de parler des jeunes artistes ; ce sont quand même des précurseurs de la musique urbaine en république de Guinée, des artistes pour qui j’ai énormément de respect, qui ont fait des grands tubes et qui ont fait ma fierté. Sincèrement, je n’ai aucun problème à parler du travail de ces artistes-là à l’international, parce que c’est un travail de qualité. Mais on sait qu’on a un pouvoir et ce pouvoir, nous l’avons sur nos fans… Il faudrait que les différentes personnes qui ont la responsabilité des foules comprennent qu’elles ne peuvent pas dire tout ce qu’elles veulent, quand elles veulent, comme elles veulent, sans subir les répressions de la loi. C’est comme si tout le monde pouvait tuer tout le monde et devant le juge, demander pardon ».

« Moi je n’ai rien contre eux, je prie sincèrement que tout s’arrange et je suis d’accord pour une médiation. L’État est là aussi pour réparer et arranger les choses ; tous les enfants d’un pays sont les mêmes, cela ne veut pas dire qu’une sanction n’est pas applicable. Ça veut juste dire qu’il faut mettre une sanction pour que derrière, ça montre que personne d’autre ne fasse la même chose et que cela ne se reproduise pas en république de Guinée… Je représente une profession et une éthique ; donc je ferai la part des choses au moment opportun », a-t-elle ajouté.

Mohamed Soumah pour Guinee7.com

Publicités

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici