La sulfureuse affaire qui a récemment secoué la toile, a été ouverte au tribunal de première instance de Dixinn ce jeudi10 Février. Cette affaire oppose Hadiatou Bah alias Hadya Presie, Mohamed Cherif Conté et Mamadou Aliou Kanté, à Thierno Mamadou Dansoko, un opérateur économique.

Ces trois personnes sont poursuivies pour des faits de « chantage et de tentative d’extorsion ».

En prison depuis trois semaines, Hadya Présie, à la barre, a dit ne pas reconnaître les faits qui lui sont reprochés. Elle a affirmé avoir été contactée via des intermédiaires pour faire la promotion des produits « Armanti » sur les réseaux sociaux où elle est beaucoup suivie.

À la question de savoir pourquoi elle a demandé de l’argent au plaignant ? Elle a indiqué : « j’ai compris que je devais me défendre. Les 80 mille dollars et une voiture que je lui ai demandés, c’était pour avoir une preuve qu’il y a eu harcèlement, avoir une preuve solide et des témoignages à ajouter aux audios que j’ais… C’est pourquoi je l’ai invité dans une banque. Parce que je pensais que c’était sécurisé. »

Le seul problème est que j’ai dit non à un homme qui ne voulait pas entendre ça

Avant de poursuivre : « les audios que j’ais, on entend monsieur Dansoko dire qu’au moment de coucher avec moi, il ne voudrait pas montrer que tu as été forcée, ou que tu ne veux pas de moi. »

À la question du juge de savoir si elle n’avait pas au préalable demandé de l’argent à Dansoko, notamment, les 3000 dollars?

Elle a estimé qu’elle a accepté de collaborer avec ce dernier pour finir son projet de film et pour rien d’autre. « J’étais dans le besoin d’avoir de quoi finir mon projet », a-t-elle répondu.

Monsieur Dansoko s’est tellement renseigné jusqu’à savoir que je suis vierge

 

Le procureur a voulu savoir pourquoi la prévenue n’a pas porté plainte pour harcèlement ?

« Qu’est-ce que j’allais montrer comme preuves ? Avant le moment où le monsieur m’a menacé, je n’avais pas de preuves contre lui. Parce qu’il m’appelait au téléphone. Et je ne pouvais pas l’enregistrer… Il connaît le terrain plus que moi. Je suis Guinéenne, mais je ne connais pas ici », a-t-elle déclaré.

Tout en ajoutant qu’: « Il n’y a pas de jeu dans cette histoire. Le seul problème est que j’ai dit non à un homme qui ne voulait pas entendre ça. Ce qu’il n’a pas accepté c’est le fait de ne pas vouloir coucher avec lui. »

En pleurs, les questions de Me Salifou Beavogui, l’ont amenée à dire que le « soutien que je cherche en Guinée, je l’aurais facilement eu en Belgique. Mais j’ai choisi de venir faire mon projet en Guinée ».

« Monsieur Dansoko s’est tellement renseigné jusqu’à savoir que je suis vierge », a-t-elle révélé.

Pour montrer sa bonne foi, elle a déclaré devant le juge que : « je ne voulais pas lui faire du chantage. Sinon, je serais allée en Belgique et je lui aurais envoyé un message. »

si je ne donne pas ma virginité à son frère, que ça allait être pour un prisonnier

Elle a aussi soutenu que dans les captures qu’elle a publiées sur Facebook, « Il n’y a pas de nom sur les captures d’écran. Si j’avais mis les noms de monsieur Dansoko, j’aurais touché à sa dignité. Mais il n’y a pas son nom ».

Par ailleurs la prévenue à l’attention du tribunal a révélé que le frère du plaignant dénommé Boubacar Dansoko, lui a dit à la gendarmerie, que « si je ne donne pas ma virginité à son frère, que ça allait être pour un prisonnier. Quand je suis arrivée à la sûreté, je pensais que j’allais être avec des hommes. Mais là-bas, je me suis sentie rassurée ».

Après les questions, l’un des avocats de la défense a soutenu qu’il y a eu vice de procédure. « J’ai trouvé qu’ils ont avancé dans l’affaire. Elle était devant des gendarmes formés et n’était pas assistées ». Il a aussi demandé au tribunal de considérer l’absence de la partie civile comme étant un acte de désistement.

Après Hadya Présie, les deux autres ont aussi nié les faits qui leur sont reprochés.

Abdou Lory Sylla pour guinee7.com