Une mission internationale composée essentiellement d’organisations de défense des droits de l’homme, notamment, l’Organisation guinéenne de défense des droits de l’homme (OGDH), la FIDH, le MDT et AVIPA était vendredi dernier à la Maison de la presse de Conakry, dans la salle Mohamed Koula Diallo, pour faire le point sur notamment les avancées dans le dossier du 28 Septembre 2009.

Cette sortie est la suite d’une série de rencontres effectuées par ces organisations auprès des victimes qu’elles défendent, et des autorités du pays.

Revenant sur leur rencontre avec le ministre de la justice, Cheik Sako, le président de l’OGDH, Abdoul Gadiry Diallo, à propos du dossier du 28 septembre, a affirmé que : “ l’instruction judiciaire est aujourd’hui suffisamment complète pour clôturer le dossier au plus vite et ouvrir le procès au plus tard au début de l’année 2018, comme s’y est engagé le ministre de la justice. “

Non sans menacer : “Si la volonté politique ne se manifeste pas, comme l’intention d’aller en procès, nous allons être obligés de tirer les conséquences et prendre les dispositions qui s’imposent et sur la base de ce que les victimes nous demanderont elles-mêmes. “

A la tête de la mission de la FIDH, Florent Gel, a quant à lui rappelé :  “Nous venons régulièrement dans ce format de mission internationale soutenir les actions qui sont faites par nos organisations en Guinée. Afin de rencontrer les autorités nationales et porter la voix, le message des victimes que nous représentons. “

Allant plus loin, il dit : “Tout le monde en convient. Aujourd’hui la question du 28 septembre est une épine en Guinée, qu’il faut retirer pour aller de l’avant et marcher enfin librement. Le temps pour nous est venu, pour que l’instruction judiciaire initiée en février 2010 se termine, après 7 ans d’enquêtes, nous avons acquis la conviction que les enquêtes, sont suffisamment complètes pour fermer ce dossier et l’envoyer devant le tribunal, devant les juges, qui vont devant le peuple guinéen juger de la culpabilité ou de l’innocence d’au moins 14 qui sont déjà inculpées, dont vous le savez, l’ex président. “

Pour sa part, Mme Diallo Asmaou, présidente de l’association des victimes, parents et amis du 28 septembre, a déclarée que : “L’Etat guinéen doit répondre à l’attente de justice exprimée par les victimes. Le procès doit se tenir dans les meilleurs délais afin de leur permettre de tourner enfin cette page, Oh combien douloureuse et faire le deuil. “

Il est également à souligner, que cette mission ne s’est pas occupée que du massacre du 28  septembre.

Abdou Lory Sylla pour Guinee7.com