L’affectation des enseignants contractuels mutés à Conakry coince toujours. Joint au téléphone ce mercredi, Alseny  Mabinty Camara, coordinateur général des enseignants contractuels est revenu sur les faits.

Il a fait savoir que jusqu’à date, « nous ne sommes pas encore officiellement fixés sur notre sort, en tout cas pour ceux de Conakry. Pour ceux de l’intérieur du pays, beaucoup ont signé. Les maires étaient même réservés à ce propos. Puisqu’ils ne savaient pas sur quelĺe base ils devaient signer le contrat. Mais après le communiqué, beaucoup de maires et de préfets ont appelé les contractuels à venir signer ce contrat. C’est ce qui a même retardé l’opération du côté de Coyah et Dubréka hier. C’est cette opération qui a continué dans la matinée d’aujourd’hui. Ce qui est sûr, c’est que beaucoup de préfectures ont déjà signé le contrat avec les enseignants contractuels, une fois que la date indiquée arrivera dans ces préfectures là, il ne feront que bénéficier de leurs salaires. »

Avant de poursuivre en soulignant : « le paradoxe est que nous avons été mutés lors de la première publication à Conakry et que cette contractualisation ne concernait que les sept (7) régions de l’intérieur. Il était question encore de faire une nouvelle mutation de ces personnes mutées à Conakry. C’est cette liste qu’on attendait. Mais très malheureusement jusqu’à date, il n y a pas eu de publication à la suite de cette liste. Le chef de cabinet du ministère de l’éducation a reçu la copie de la liste en version papier et en version électronique. Il a transféré la même liste du côté du ministère de l’administration du territoire. À date, nous leur demandons la suite par rapport à cette liste. Mais nous ne sommes pas fixés sur le sort de toutes ces personnes figurants sur la liste de Conakry. »

Par rapport au paiement de ceux qui ont déjà signes, il a indiqué : « c’est à partir du mois d’octobre passé que les enseignants ont été recrutés en qualité de contractuels communaux au compte de la fonction publique locale. Ils ont travaillé depuis plus de trois mois sans salaire. Donc à la date du 2 janvier il y a un communiqué qui est passé sur les ondes des médias d’Etat qui parle du paiement de ces 3 mois de salaire. L’opération devait commencer hier. Mais très malheureusement ça n’a pas eu lieu dans les préfectures qui ont été citées, c’est-à-dire dans le grand Conakry, Coyah, Dubreka, Forecariah, Boffa. Ce matin la même chose continue. Ils sont tous réunis dans ces préfectures pour bénéficier de ces primes. Selon les informations que je viens de recevoir, tout de suite à Coyah, les agents de paie viennent d’arriver. Mais qui disent qu’ils sont fatigués et qu’ils ne peuvent pas commencer la paye aujourd’hui sauf demain. Les gens commencent à s’impatienter, mais nous continuons à les sensibiliser parce que ce qui est déjà fait est plus grand que ce qu’il reste à faire ».

Abdou Lory Sylla pour guinee7.com