Après la liberté conditionnelle accordée, le 16 juillet dernier, à Cherif Bah, Ousmane Gaoual, Cellou Baldé, Abdoulaye Bah, dans une tribune ; Tibou Kamara, ministre d’Etat, conseiller spécial du président de la République, rappelle le « grand humanisme » d’Alpha Condé qu’il illustre par les faits ci-dessous.

« Il a demandé que Chérif Bah, pendant toute sa détention, soit suivi par son médecin personnel, et chaque fois que ce fut nécessaire, comme tout le monde a pu en être témoin, il a été admis à l’hôpital pour y recevoir les soins appropriés. Comme les autres, il sort de l’hôpital pour la maison, et non de la prison d’où il avait été extrait pour des raisons de santé, les mêmes qui sont invoquées pour sa libération », révèle le ministre.

« Ousmane Gaoual Diallo, ajoute-t-il non plus n’était encore détenu à la Maison centrale. Il a été admis à l’hôpital pour un suivi médical à cause d’une santé précaire. Le Pr. Alpha Condé l’a même aidé à disposer d’un vélo pour pouvoir faire des exercices physiques, et quelquefois il a pu faire de la natation et très souvent de la randonnée, pour garder le moral et la forme ».

Aussi, « Cellou Baldé a eu droit à toutes les attentions de la part du Président Alpha Condé, surtout à l’occasion des épreuves qu’il a traversées au cours de sa détention. Lorsque son père décéda, et plus récemment un autre membre de sa famille, le Chef de l’Etat, en personne, l’a appelé pour lui présenter ses condoléances, lui exprimer sa compassion et sa solidarité, et lui apporter aussi son assistance dans ces moments difficiles ».

Les intéressés pourront-ils le témoigner eux-mêmes maintenant qu’ils sont libres ? Peut-être, espère Tibou Kamara.

Par ailleurs, la liberté, fût-elle provisoire, accordée à ces ténors de l’UFDG de Cellou Dalein Diallo, est-elle un premier pas d’Alpha Condé vers la décrispation de l’atmosphère politique ?  On l’imagine.

Le président Condé, le 9 juillet dernier, à l’occasion de l’inauguration du centre de cathétérisme cardiaque de la Caisse nationale de la sécurité sociale (CNSS), fait un discours inattendu.

« Notre objectif n’est pas d’envoyer les gens à Coronthie [prison civile de Conakry]. Mais notre objectif est que tous les Guinéens patriotes se donnent la main pour travailler main dans la main dans la solidarité afin de faire faire des pas de géant à notre pays. C’est pourquoi je vous dis souvent que l’ennemi d’hier peut être le meilleur de demain. Donc il faut que le Guinéen ait le sens du pardon », invite-t-il.

Non sans préciser : « Même s’il y a des gens qui ont fait du mal, qui ont entraîné des morts et des destructions, mais le peuple de Guinée est un peuple extrêmement généreux. Et je sais que c’est un peuple qui sait pardonner. Nous avons connu beaucoup d’épreuves dans notre histoire. Nous avons connu le camps Boiro, où beaucoup de Guinéens ont laissé leurs vies. Nous avons connu les événements de 2007-2008. Mais tout comme en 58, les Guinéens ont pu se comporter comme un seul homme. Nous ne devons considérer aucun Guinéen comme un ennemi. Nous ne devons exclure personne. Sauf celui qui se fait exclure. Voilà ce que je vous demande. »

Alpha Condé nous préparait-il à ce qui s’est fait le 16 juillet ? Tout porte à le croire.

Ibrahima S. Traoré pour guinee7.com

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