Ci-dessous un extrait de l’interview que le président Alpha Condé a accordé à la presse sénégalaise. 

Question : M. Le Président, après huit ans à la tête de la nation guinéenne, vos réalisations se passent de commentaires, le barrage de Kaléta et celui en finition, de Souapiti, les routes et les ouvrages de franchissement, les hôtels, le développement des activités minières, la relance de l’agriculture, qu’est que vous auriez dû réaliser ?

Alpha Condé : Quand j’ai été élu en fin 2010, j’ai dit la vérité aux Guinéens. J’ai dit : “Nous sommes au sous-sol, nous devons serrer la ceinture pour aller au niveau du sol et ensuite à un niveau plus élevé. En effet, en Guinée, il n’y avait pas de routes, pas d’eau, pas d’électricité etc. J’ai hérité d’un pays, pas d’un État. Un État, c’est une administration, c’est une armée, police, une justice or tout le monde sait dans quelle situation était l’armée guinéenne, dans quel état était l’économie. Aussi la Guinée n’avait jamais achevé un programme avec le Fonds monétaire international. Grâce au courage du peuple de Guinée qui a compris qu’on devait serrer la ceinture et tout le monde s’est attaché, y compris les syndicats, nous avons pu faire face à tous ces problèmes. Il est évident qu’aujourd’hui, hier si on se gaussait de nous, quand on voyait l’hôtel Novotel, on n’a rien à envier aux pays voisins. Une fois il y a eu coupure de courant à Bamako, ils sont sortis avec des pancartes, Bamako c’est pas Conakry mais Dieu merci, aujourd’hui, on commence à avancer. Mais nous allons répondre aux Maliens en leur donnant du courant pour que Bamako, comme Conakry, comme Dakar soient toujours bien éclairées. Quand je suis arrivé au pouvoir, mon objectif, c’était vraiment de me battre pour sortir les femmes et la jeunesse de la misère. Je n’ai pas pu mettre fin au chômage des jeunes et empêcher que des jeunes guinéens comme d’autres africains puissent émigrer et aller mourir dans les eaux de la Méditerranée. Il s’y ajoute les conditions pénibles des femmes, surtout dans les villages. C’est la bataille fondamentale qui nous reste aujourd’hui.

Focus de guinee7.com

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