« Idriss Deby avait une beaucoup d’estime pour Alpha Condé et je crois que c’était réciproque », nous confie un diplomate. Il est vrai que les deux chefs d’Etats affichaient leur proximité à toutes les occasions solennelles.

Récemment à l’investiture de Sassou Nguessou, on a vu à la télé, Alpha Condé écouter religieusement Deby, le « grand chef militaire ».

Quelques mois avant, à l’investiture de l’homme fort de Conakry, celui-ci a salué dans la salle,      « le commandant en chef des troupes africaines, le maréchal Idriss »(Sic). Et le président tchadien d’en rigoler.

Deby en 2017 en passant le témoin de la présidence de l’UA au président guinéen, avait tenu « à féliciter mon frère, Alpha Condé, élu à la tête de l’Union africaine ».

Sans compter qu’après le référendum constitutionnel, Deby a félicité « très sincèrement et salue la maturité politique du peuple guinéen qui dans son écrasante majorité a approuvé la nouvelle constitution à plus de 89,76%. Sa promulgation par votre Excellence le 07 avril 2020 ouvre une nouvelle ère dans la vie politique du peuple guinéen sous votre leadership ».

En un mot ou en mille, le président tchadien dont la mort a été annoncée ce mardi, a été d’un grand soutien à Alpha Condé qui a traversé une zone de turbulence liée à son affaire de « troisième mandat ».

Deby à la tête d’une grande puissance militaire était craint dans le Sahel et respecté par le monde occidental. Il faisait profiter à Alpha Condé cette position que Muhammadu Buhari du géant nigérian n’offrait pas au Guinéen.   

Ibrahima S. Traoré pour guinee7.com