Alors que le président de la Transition, le Colonel Mamadi Doumbouya, conscient de la précarité que vivent les médias et du rôle qu’il a confié à ceux-ci pour réussir sa mission, fait feu de tout bois pour aider la presse privée à pouvoir survivre, le directeur général de l’ANIES mène un tout autre combat consistant à tuer des entreprises de presse.

En effet, ces médias avaient signé un contrat avec l’Agence nationale d’inclusion économique et sociale (ANIES) incluant l’affichage de la bannière de l’Agence, la couverture médiatique de ses activités et la publication de communiqués, annonces, avis d’appels d’offres, etc.

Plus d’un an après avoir rempli leur part de contrat, le tout-puissant nouveau directeur, Sayon Dambélé, pour ne pas le nommer, refuse d’honorer les engagements contractuels de son entité et fait tourner les promoteurs de ces médias comme de vulgaires mendiants à coup de fausses promesses.

Cela est d’autant plus choquant que l’Agence nationale d’inclusion économique et sociale (ANIES) est chargée en un mot ou en mille de lutter contre la pauvreté. Peut-on alors efficacement lutter contre la pauvreté en refusant de payer les dettes contractées près des PME qui emploient des dizaines de Guinéens ?

L’autre hic avec celui qui, comme sorti d’un chapeau de magicien -sans repère connu-, a été parachuté à la tête d’une entité aussi stratégique que l’ANIES, est qu’il se comporte comme un gestionnaire d’une entreprise familiale. Cela expliquant naturellement ceci.

Le sieur Dambélé sait-il que le président de la Transition qui, soit dit en passant, accorde un respect religieux aux médias, a d’une manière générale, ordonné aux finances publiques de payer les dettes intérieures surtout des PME ? Lui sait qu’autrement, l’économie ne peut tourner. Le manitou de l’ANIES comme dans une opération de sabotage fait semblant de comprendre cette logique.

Et pour le faire revenir à la raison, les médias décident de saisir la justice…

Fatoumata Guadjigo