Après un repos biologique de deux mois (juillet-août), récemment accordé par les autorités guinéennes aux espèces halieutiques marines, le poisson se fait de plus en plus rare sur le marché guinéen, plus précisément les marchés de la capitale, a constaté un des reporters de l’AGP à Conakry.

Une crise de poissons devenue un casse-tête, pour les femmes guinéennes, particulièrement celles de Conakry qui l’utilisent comme protéine de base, laisse perplexes  les mareyeuses des marchés Madina (Matam) et Niger (Kaloum).

Mariama Youla, rencontrée dimanche, 14 septembre, est mareyeuse à Madina :

‘’Il ya quelques mois de cela, j’ai personnellement suivi une déclaration du ministère de la Pêche et de l’Aquaculture sur les ondes de la Radiodiffusion Télévision Guinéenne (RTG), décidant de la fermeture temporaire de nos eaux maritimes. Je me suis demandée ce que cela signifiait. Mais le grave est que, vous les journalistes, vous ne transmettez jamais nos différentes réclamations auprès des autorités, tous nos poissons sont importés et le marché est vide’’.

Fatoumata Dioubaté, est ménagère : ‘’Aujourd’hui est un jour exceptionnel au marché Madina, dans la mesure où la crise de poisson a pris une autre envergure. Je viens d’acheter trois petits poissons à quinze mille francs guinéens (15.000GNF), dont un à cinq mille (5.000). Je m’interroge sur la destination du poisson pêché en Guinée’’.

AGP