Les ministres de l’Economie et des Finances et du Budget ont présenté, ce mercredi 25 novembre 2020, le projet de loi de finance initiale 2021 (LFI 2021) à l’Assemblée nationale. Le budget 2021 est équilibré en recettes et en dépenses de 23 396 milliards 800 millions GNF.

La structure budgétaire exercice 2021 est sous-tendue par les indicateurs agrégats macroéconomiques suivants:

-Taux de croissance: 5,5% du PIB,

-Taux d’inflation moyen : 8%,

-Taux de pression fiscale : 13%,

-Réserves de la BCRG à plus de trois mois de couverture des importations

 – Taux de change: 9 996,8 GNF pour 1 Dollar.

Selon le ministre du Budget, Ismaël Dioubaté, « en lien avec la politique monétaire, les objectifs de la politique budgétaire visent : un déficit budgétaire de -2,3% du PIB et un solde budgétaire de base de 0,5% du PIB.

Pour atteindre ces objectifs, le Gouvernement entend renforcer les efforts de mobilisation des recettes supplémentaires et éliminer progressivement les exonérations fiscales », a-t-il expliqué. 

Conformément aux objectifs de la politique budgétaire, et considérant les projections de l’exécution budgétaire à fin 2020, les grandes masses et soldes caractéristiques du projet de budget de l’Etat pour 2021 se présentent ainsi qu’il suit :

1-Recettes totales  23 400,3 Mds, soit 14% du PIB;

2-Dépenses totales: 27 627,7 Mds, soit 16,5% du PIB dont 8 222 Mds en Dépenses d’investissement, soit 5% du PIB;

3-Solde de base: 867 Mds, soit 0,5% du PIB.

Selon le ministre du budget, « le déficit budgétaire qui en résulte s’établit à 4 228 Mds et sera couvert par des ressources de financement à hauteur de 7 476 Mds et des charges de financement à hauteur de 3 248 Mds ».

La répartition des recettes hors dons projetées en 2021 par régie se présente ainsi qu’il suit :

●Direction Générale des Douanes pour 10 844 Mds, soit un accroissement de 18% par rapport à 2020

●Direction Nationale des Impôts pour 9 719 Mds, soit un accroissement de 22%

●Direction Nationale du Trésor et de la Comptabilité Publique pour 1 517 Mds, soit un accroissement de 28%

Dans sa présentation du budget, le ministre Dioubaté annonce que « la fonction Enseignement passe de 11% en 2020 à 12% en 2021. Cette allocation vise à améliorer le système éducatif à travers la construction, l’extension, la rénovation et l’équipement d’infrastructures scolaires, universitaires et de l’enseignement technique et professionnel. (…) Le Gouvernement mettra aussi un accent particulier sur la sous-fonction des Routes. Ainsi d’importantes allocations budgétaires ont été accordées, soit 8,3% du total des dépenses et un accroissement de 66% par rapport à 2020, pour appuyer le programme d’infrastructures routières », a-t-il laissé entendre. 

Bhoye Barry pour guinee7.com 

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