Un véritable vendredi noir pour les médecins de MSF qui, depuis le début de l’épidémie ébola se battent comme de beaux lions pour aider à lutter contre la maladie en Guinée. Ce vendredi, les locaux de Médecins Sans Frontière ont été attaqués par de nombreuses personnes, les voitures caillassées, une expatriée de l’ONG légèrement blessée.

Selon un employé de l’ONG que nous avons pu joindre, tout est parti ‘‘ce matin, quand pris par une sorte de manque d’espoirs les jeunes sont venus demandés les médicaments contre la fièvre ébola. Ils nous ont dit que la plupart de ceux qui sont dans les centres d’isolement meurent. Et que certains y sont mais ne souffrent pas d’ébola. Nous avons réussi à les calmer. Vers 11h, une dame décède suite à la fièvre ébola. Aussitôt le mouvement des jeunes prit une autre tournure. Ils sont revenus cette fois-ci plus nombreux pour s’attaquer à nous à l’hôpital préfectoral où nous sommes installés’’.

Au moment où nous nous sommes entretenus avec notre médecin, ‘‘l’équipe de MSF cherchait à rentrer à Conakry’’.

Selon nos informations, dans les centres d’isolement de MSF après les émeutes, il  ne restait plus que trois patients. La police et la gendarmerie ont été déployées pour ramener la sérénité dans cette ville qui a connu de nombreux cas de fièvre ébola.

Selon le dernier rapport officiel sur la fièvre ébola, le foyer principal de l’épidémie reste concentré dans trois préfectures de la Guinée forestière, à Guéckédou principalement, Macenta et Kissidougou. A Macenta, 27 cas ont été déclarés dont 14 décès.

Aziz Sylla