Le préfet de Labé, Safioulaye Bah, dans une sortie médiatique, a  dédouané l’UFDG, accusée d’être à la base de l’attaque du cortège du premier ministre à Labé. « On aurait appris que de l’argent a été promis aux jeunes par les organisateurs dans le cadre de la mobilisation, ce qui n’a pas été honoré. Donc ces jeunes ayant vu que la délégation du premier ministre quittait se sont mis en colère en s’attaquant au reste du convoi », a expliqué Safioulaye dans un média. 

Ce jeudi 1er octobre, l’ancien ministre,  Makanera Kaké, dans un point de presse n’a pas fait de cadeau à Safioulaye Bah, préfet de Labé. « Un préfet qui dit qu’on m’aurait (insistance sur le conditionnel, NDLR) dit que c’est parce que les gens n’ont pas reçu de l’argent, c’est pourquoi ils ont manifesté… Le préfet ne parle pas comme ça. Où il connait ce qu’il doit dire, il parle ; où il ne connait pas, il se tait. C’est la première autorité de la préfecture. Si c’est quelqu’un d’un parti politique, qu’il soit Rpg ou l’Ufdg, on comprend. Mais lorsqu’il s’agit d’un préfet, il doit dire ce qu’il connait, s’il ne connait pas, qu’il se taise », a-t-il lancé. 

Avant de poursuivre, « la seconde remarque, je vois une mauvaise foi. Ce qui s’est passé à Labé, n’est pas passé la nuit, c’est en plein jour. Même ceux qui ont cogné, ils savent que ce que le préfet est en train de dire est faux, de même que ceux qui étaient témoins. Lui-même, il sait que, ce qu’il a dit, c’est faux », a ajouté l’honorable Makanera Kaké.

Pour lui, « monsieur Safioulaye sait que tout a été orchestré par l’Ufdg de Labé. C’était le secret de polichinelle. Mais je vous dis que c’est un loup déguisé en agneau. Mais le crime n’est jamais parfait. Malheureusement il (Safioulaye Bah, ndlr), n’a pas trouvé encore d’arguments pour le cas de Dalaba. Moi je voudrais qu’il trouve l’argument pour Dalaba ». 

« Quand vous êtes préfet, vous dépendez d’une autorité. Même si c’était la vérité, ce n’est pas comme ça il allait parler. Le gouvernement a une position, il ne doit pas avoir une autre position que le gouvernement. Il pouvait se battre pour que la justice soit faite. Si ce sont les juges qui ont parlé, j’allais comprendre, mais le gouvernement parle aujourd’hui, le lendemain lui, il parle…, ce n’est pas digne d’un préfet. C’est la vérité », a conclu Makanera Kaké.    

Bhoye Barry pour guinee7.com 

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