Le président Condé a sacrifié à la tradition en adressant ses vœux de nouvel an à la nation. Dans son discours, il a, entre autres, réitéré sa volonté de soumettre une nouvelle constitution au peuple ; avant d’annoncer que ‘‘l’année 2020 sera toujours une autre année de projets et de consécration d’un pacte avec les futures générations pour lesquelles, nous œuvrons pour laisser en héritage, un pays stable et prospère.  Pour le devenir des jeunes pourvus d’une éducation de qualité, d’une formation, axée sur la science et la technologie, outillés pour le monde de demain. J’invite chacun d’entre vous à se consacrer à cet idéal. Parce qu’aujourd’hui, c’est déjà demain’’.

A ce petit jeu des vœux de nouvel an, d’autres hommes politiques s’y sont mis. C’est notamment le ministre des Travaux publics, Moustapha NaÏté, qui pour l’année 2020, a demandé aux Guinéens de repousser ‘‘le doute, le désespoir, la méfiance et la déception dans notre pays ; libérons le souffle de l’espoir, de la confiance et de l’engagement pour notre pays ! Ce sera la décennie de la Guinée’’.

Cellou Dalein Diallo, leader du principal parti de l’opposition, UFDG, a souhaité ‘‘du fond du cœur, à chacune et à chacun de vous, une bonne et heureuse année ! Que 2020 soulage dans tous les domaines notre pays accablé de malheurs ! Que la santé et la prospérité inondent nos demeures ! Que la concorde nationale et la paix règnent sur la nation tout entière ! Que l’esprit civique, l’amour de la démocratie et le goût de la liberté nourrissent chaque jour davantage nos mœurs politiques et sociales’’ ! Avant d’espérer

‘‘que l’année qui s’annonce soit pour notre pays et pour tous ceux qui y vivent une année de paix’’

Des vœux qui tranchent avec cette annonce, faite la semaine dernière, de Fodé Oussou Fofana, un des vice-présidents de l’UFDG : ‘’A partir du mois de janvier, il n’y aura pas de paix dans ce pays. Personne n’ira travailler, personne n’ira au marché.’’

Ibrahima S. Traoré pour guinee7.com