Présente samedi dernier, lors l’assemblée générale du parti au pouvoir, le RPG Arc-en-ciel, la présidente du conseil d’administration de l’Agence nationale de financement des collectivités (ANAFIC) a fait le point sur les financements que l’institution a fait auprès des collectivités guinéennes.

Après avoir signifié que c’est une première et que les fonds de l’ANAFIC provenaient de 15% prélevés sur des recettes minières, Christine Sagno a fait savoir qu’ « en février dernier, sur instruction de monsieur le président de la République, l’ANAFIC a viré 1 milliard 350 millions au niveau de tous les maires dans les collectivités. Il y a des maires des grands centres qui ont eu 2 milliards 600 ou 2 milliards 500. La plus petite somme qu’on a virée dans le compte des maires, c’est 1 milliard 35 millions. »

Plus loin, elle a détaillé de manière non exhaustive, les budgets qui ont été alloués dans les régions administratives : « Dans tout Kindia, le budget s’élève à 72 milliards 317 millions 487 mille 548 francs guinéens ; qui a été alloué par le Fonds national de développement local géré par l’ANAFIC. Télémélé, 18 milliards 980 millions 619 mille 938 francs guinéens, cela pour réaliser 33 infrastructures; région administrative de Boké, 55 milliards 960 millions 950 mille 284 francs guinéens ; Boffa a reçu de nos jours, 11 milliards 721 millions 992 mille 643 francs guinéens, pour 23 infrastructures. Ça c’est pour le développement des communautés de toutes les préfectures. Région administrative de Mamou, 48 milliards 794 millions 565 mille 984 francs guinéens, pour exemple, la préfecture de Pita, qui a eu 16 milliards 869 millions 165 mille 106 francs guinéens, avec 31 infrastructures ; la région administrative de Labé a 70 milliards 383 millions 033 mille 575 francs guinéens ; comme exemple la préfecture de Mali, qui a un montant de 18 milliards 037 millions 860 mille 827 francs guinéens, avec 30 infrastructures ; région administrative de Faranah, 58 milliards 483 millions 824 mille 845 francs guinéens, comme exemple, j’ai pris Dabola, qui a 12 milliards 173 millions 127 mille 059 francs guinéens, avec 21 infrastructures ; région administrative de Kankan, qui a reçu 92 milliards 353 millions 915 mille 286 francs guinéens, j’ai pris la préfecture de Siguiri, qui a reçu 24 milliards 869 millions 736 mille 344 francs guinéens. Peut-être les gens vont dire pourquoi Siguiri a 24 milliards, mais vous savez que Siguiri est beaucoup impactée par l’exploitation minière et en dehors même du Fonds national de développement local, il y a un autre fonds qui est géré par le ministère des Mines, qu’on appelle le FODEL, qui s’occupe des zones réellement impactées par l’exploitation minière. Donc il y a 35 infrastructures à réaliser dans tout Kankan ; région administrative de Nzérékoré, 93 milliards 630 millions 422 mille 478 francs guinéens, j’ai pris comme exemple, la préfecture de Macenta, qui a 19 milliards 877 millions 748 mille 980 francs guinéens, avec 35 infrastructures ».

Christine Sagno a précisé que : « Donc, c’est pour vous dire que les collectivités sont vraiment pour le Pr Alpha Condé. A date, ce qui a été décaissé, c’est 491 milliards 924 millions 250 mille francs guinéens. Nous sommes en train de préparer une mission pour aller faire le suivi des travaux. Parce qu’il ne s’agit pas de faire la pose des premières pierres. »

Elle a aussi ajouté que ces montants ne sont que pour cette année, et que « ce n’est qu’un départ, ça va continuer »

Et de préciser enfin que : « Il y a certaines préfectures qui sont en retard. Pourquoi ? Parce qu’à chaque fois qu’on a lancé des appels d’offres, s’il y a un seul postulant, on annule, parce qu’il faut qu’il y ait la concurrence. S’il y a un seul candidat qui se présente pour un marché, si on lui passe le marché, c’est comme si on avait fait un marché de gré à gré. Donc, on a reporté certains appels d’offres pour un mois, donc c’est pourquoi, il y a quelques CR qui n’ont pas encore commencé, parce que c’est la semaine dernière qu’on a débloqué leur argent. Dans certains CR aussi, il y a eu des problèmes. Les maires et les conseillers ne se sont pas entendus sur les entrepreneurs. A chaque fois qu’il y a des problèmes dans une communauté, on bloque et attend, pour éclaircir la situation avant de signer le marché. Donc les marchés ont été signés par les maires. Aucun cadre de l’ANAFIC n’a pris part à ça ».

Abdou Lory Sylla pour Guinee7.com

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