Ce mercredi, 19 février, l’atmosphère à Cosa (fief de l’opposition) bien que tendue, est restée sans violence.

Au rond-point, des véhicules des forces de sécurité montaient la garde. La circulation était possible. Cependant, les commerces sont restés hermétiquement fermés.

Rencontré là, aux environs de 13h, un jeune taxi motard, qui a préféré garder l’anonymat, nous a dit avoir « un sentiment de tristesse. Vu la situation socio-économique que le pays traverse. Nous les taxi motards sommes là sous le soleil ardent. Il y a la rareté des clients. Ce n’est pas comme les autres jours, où il n’y a pas de manifestations. Vous voyez comment les boutiques ne marchent pas. Beaucoup de nos clients ne sont pas sortis… Surtout nous risquons sur l’axe en prenant un client ici à Cosa pour aller à Kaloum. Si nous prenons la route Le prince, c’est un risque, puisque ça peut péter à tout moment », a-t-il lancé.

Face au calme qui règne à cet endroit, d’habitude chaud pendant les manifestations, il pense que « c’est dû à la fatigue de la jeunesse. On en a marre de faire chaque fois des grèves, alors qu’on vit du quotidien. C’est la vie du singe, quand on creuse on mange. D’après ma pensée c’est ça », analyse-t-il. 

Par ailleurs, « J’aimerais dire au gouvernement d’écouter la voix du peuple. Ceux qui sont sur le terrain, ont mieux compris comment ça se déroule ici. Parce vous les forces de l’ordre comme les manifestants sont tous épuisés. Il n’y a plus d’énergie.  J’appelle la jeunesse au calme et à la sérénité et surtout au FNDC de revoir leur façon de faire. Ils ont mené deux moyens de lutte, et presque tout a échoué ».

Enfin, « vous voyez comment est la circulation ? D’habitude il n’y a pas de circulation sur la route Le prince. On pose la question, sur ce qui a amené les jeunesses à la sérénité et au recul » ?  

Abdou Lory Sylla pour Guinee7.com

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