C’est en compagnie de leur avocat, Me Salifou Beavogui, que les syndicalistes de l’USTG, version Abdoulaye Sow, qui ont été blessés lors de la fête du 1er mars dernier au Palais du peuple de Conakry, se sont rendus ce mercredi 8 mai, auprès de la direction de la police judiciaire (DPJ) pour porter, « une plainte régulière », contre les personnes ayant commandité les « violences » dont ils ont été victimes.

Au sortir des locaux de la DPJ, le secrétaire général du SLECG (syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée), affilié à l’USTG, Aboubacar Soumah, a fait savoir les raisons de cette présence en ces termes : « Comme vous le voyez, je suis en compagnie de mes camarades syndicalistes enseignants qui avons été victimes d’agressions barbares, de la part des soi-disant syndicalistes ; qui ont des commendataires déjà connus. Nos camarades sont là, vous les voyez tous blessés. Nous sommes venus à la DPJ, conformément à la loi, nous avons porté pliante. »

Le béret rouge s’est jeté sur celui qui voulait me tuer…

Aboubacar Soumah (en chapeau) et Me Salifou Béavogui

Il a ensuite approfondi en révélant : « Moi je me porte un peu bien. C’est pourquoi vous me voyez, en compagnie de mes camarades, déterminés à me battre avec mes camarades pour que nos conditions de vie changent. C’est dans cette perspective là que nous nous sommes inscrits et nous irons jusqu’au bout (…)  Vous voyez aujourd’hui, nous avons échappé bel et bien à un assassinat. Parce que ceux qu’ils appellent force de sécurité en tenue, étaient armés, les uns avec des armes blanches et d’autres avec les armes à feu, des pistolets, qu’ils ont sorti pour nous assassiner. Nous avons les preuves. Le béret rouge qui était arrêté au grand portail de l’assemblée, je ne le connais pas, mais lui peut témoigner. Parce que c’est lui qui s’est jeté sur celui qui voulait me tuer, qui avait déjà sorti l’arme et qui avait été vu par beaucoup d’enseignants et beaucoup de personnes qui étaient autour de moi ce jour-là. Donc c’est une tentative d’assassinat. N’eut été l’engagement de mes camardes qui étaient à côté de moi, j’aurais succombé sur le champ. Parce que tout était mis à l’œuvre pour m’éliminer. »

Pour finir, il a néanmoins insisté sur ce que « cela ne nous découragera pas. On se battra autant que faire se pourra et ces intéressés, nous les poursuivrons conformément à la loi. Si la loi ne sera pas dite, nous aussi à ce moment nous prendrons d’autres dispositions».

le sang a coulé, une dame a failli être violée

A son tour, l’avocat du groupe, Me Salifou Beavogui, a tout d’abord rappelé que : « Le 09 aout 2018, le siège du slecg au petit matin avait été vandalisé, complètement pillé, toute la documentation dispersée dans l’eau, les archives détruites, le bureau du général mis à terre avec deux blessés. Et ce sont les mêmes personnes, les mêmes complices, les mêmes commanditaires, qui encore le 1er mai 2019, alors que le monde entier comme la Guinée célébrait la fête internationale du travail, ont accueilli avec des coups de bâton, toute sorte d’armes, le général Aboubacar Soumah ici présent, le général Abdoulaye Sow ainsi que leurs camarades syndicalistes venus célébrer la fête. Ils ont été agressés, le sang a coulé, une dame a failli être violée. Moi j’ai demandé à mes clients ici présents de garder le calme, de garder la sérénité, de ne pas répondre à la provocation (…) mes clients savent les auteurs, les complices, les commanditaires parce qu’à la veuille des menaces de mort ont été faites avec preuve à l’appui. »

Les personnes mises en cause se sont effectivement présentées (à la Police)

« C’est pourquoi nous avons saisi la direction centrale de la police judiciaire d’une plainte régulière pout tentative d’assassinat, a-t-il expliqué. Parce que ce jour-là, l’objectif c’était de l’assassinat, c’était de l’éliminer. Et vous n’êtes pas sans savoir la lutte qu’il est en train de mener au prix de sa vie. Les blessures sont encore fraiches, nous sommes arrivés à la police comme la loi le veut, il est question d’aller devant qui de droit pour qu’on examine la gravité de ces blessures (…) C’est pour voir la profondeur, la gravité des blessures et les faire attester par un document. Pour le moment, nous sommes dans les préliminaires (…). Et les personnes qui sont mises en cause se sont effectivement présentées, mais la police a demandé d’abord d’entendre les victimes »

Enfin, déterminé, il a déclaré que : « Cette fois-ci, cette affaire sera jugée, on nous dira qui a fait quoi ? Nous, nous savons qui a agi.   Les deux dossiers seront jugés. »

L’avocat n’a pas révélé les noms des personnes mises en cause mais « tout le monde connait déjà de qui il s’agit parce que nous sommes tous en Guinée », a-t-il indiqué.

Abdou Lory Sylla pour Guinee7.com

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