Au cours d’une interview qu’il a accordée, ce mercredi, aux hommes de médias, le président du parti Union Démocratique pour le Développement (UDD), s’est prononcé sur le retrait des sept commissaires de la CENI du processus électoral en cours.

À l’entame de ses propos, Bah Oury a déclaré : “le retrait de ces sept commissaires prouve que la CENI est en crise et cela pose de fait, la viabilité du processus électoral qui est déjà engagé… donc personnellement, je salue le fait que ceux-là (commissaires) se retirent et j’espère que la CENI en tant qu’institution, se trouve aujourd’hui dans l’incapacité de pouvoir continuer correctement son travail.”

Selon lui, à travers cette “crise au sein de la CENI”, qui vient s’ajouter entre autres à celle concernant la constitution et la mise en force d’un fichier qui est moins disant que l’ancien fichier qui existait, “toutes les conditions sont en train d’être réunies pour que le pays se retrouve dans une certaine forme d’instabilité et les gouvernants en assument l’entière responsabilité de ce qui pourrait survenir”.

Pour une solution de sortie de crise, le président de l’UDD estime que “la communauté régionale, notamment la CEDEAO, doit prendre davantage ses responsabilités sur l’indispensable nécessité de mettre tous les acteurs, y compris les autorités officielles de la Guinée, autour de la table, pour qu’un dialogue profond et constructif soit réuni, pour passer en revue toutes les pistes de solutions pour mettre la Guinée dans une voie de stabilisation, y compris la renonciation au changement constitutionnel…”

“Et à partir de là, ajoute-t-il, dégager une feuille de route consensuelle qui engagerait l’écrasante majorité des parties prenantes du côté guinéen et de l’autre côté, la communauté internationale et régionale seront les garants de la mise en force de cette dynamique qui permettra d’organiser l’alternance démocratique correcte…”.

Mohamed Soumah pour Guinee7.com

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