Les passages illégaux détectés aux frontières externes de l’UE ont nettement baissé en 2020 par rapport à l’année précédente, en raison notamment des restrictions relatives à la pandémie imposées dans différents pays, a indiqué vendredi l’agence européenne de surveillance des frontières Frontex.

Selon les chiffres préliminaires recueillis par Frontex, le nombre de cas de passage illégal de frontières européennes « a chuté de 13% l’année passée, à environ 124.000 ».

Cette baisse est due en grande partie à « l’impact des restrictions (liées au) COVID-19 mises en place par divers pays », selon un communiqué de Frontex basé à Varsovie.

Les arrivées par la Méditerranée orientale ont connu la plus forte baisse « de plus des trois quarts, pour s’établir à environ 20.000 » alors que le nombre de passages illégaux en Méditerranée occidentale a diminué de 29%, à environ 17.000.

En revanche, les îles Canaries ont enregistré un nombre record d’arrivées sur ses rives en 2020, avec une augmentation significative au cours des quatre derniers mois de l’année.

Au total, plus de 22.600 passages illégaux des frontières ont été détectés sur la voie ouest-africaine, soit huit fois le total de l’année précédente, ce qui est « le nombre le plus élevé depuis que Frontex a commencé à collecter ces données en 2009 », selon ce texte.

Les migrations ont triplé en Méditerranée centrale, comparé à 2019, pour atteindre plus de 35.600, ce qui en fait le chemin des migrations vers l’Europe le plus fréquenté.

Le nombre de migrants irréguliers sur la route des Balkans occidentaux a augmenté de plus de 75% pour atteindre environ 27.000, selon Frontex.

Parmi les migrants, les Syriens représentent la nationalité la plus souvent déclarée, suivis des Tunisiens, des Algériens et des Marocains.

AFP