Logé près de la bluezone de Kaloum, au 3ème étage de l’immeuble Soumah, le siège social du fond de développement des arts et de la culture (FODAC), a été inauguré ce lundi 27 juillet par le ministre d’Etat, ministre des sports, de la culture et du patrimoine historique, Sanoussy Bantama Sow.  

Pour le ministre Sanoussy Bantama Sow, cette inauguration représente un devoir accompli. « C’est une grande joie pour nous aujourd’hui. Parce que désormais, le ministère en charge des sports et de la culture, va marcher sur ses deux pieds. Ces deux pieds, c’est le fonds d’aide pour le sport et le fond d’aide à la culture. Je disais à des amis récemment, que la culture est un domaine qui est très vaste. Si l’Etat met un peu d’effort dans l’accompagnement de la culture, nous pouvons régler à 50% le problème d’emploi jeune. C’est pourquoi, nous nous sommes battus pour la création de ces deux fonds. » a-t-il expliqué.

Avant d’assurer plus loin que « nous ferons tout pour que la subvention soit importante, qu’elle continue et qu’elle ne s’arrête pas. Mais aux deux directeurs qui dirigent ces deux fonds, d’aller vers les partenaires au développement, parce que l’Etat ne peut pas tout faire, il faut le reconnaître. C’est à nous d’aller vers les partenaires, faire une communication, les rassurer, leur dire que si vous accompagner les jeunes dans le domaine culturel, on peut créer beaucoup d’emplois. »

Remerciant le président de la république, pour avoir permis la mise en place de cette direction, Malick Kébé, directeur du FODAC a assuré de ne ménager : « aucun effort pour l’atteinte des objectifs qui sont entre autres : l’accompagnement des artistes dans leur création, les promoteurs dans la promotion de nos artistes, mais également de nos patrimoines et également pour la promotion du patrimoine historique. »

Pour les hommes de culture, cette installation est une bénédiction.

Présent, Sekouba Kandia Kouyaté, artiste musicien a livré ses sentiments face à l’idée de créer une telle structure. « Aujourd’hui, on ne peut rien faire sans argent. Donc même si tu as tous les talents, mais pour exercer ton talent, il faut le matériel. Si aujourd’hui notre département, le ministère de la culture pense à la culture guinéenne sur ce chemin, je dirais bravo. Et surtout, il faut réaliser. C’est ça la vérité. Quand on réalise, cela apporte du progrès à la nation, aux fils de la nation. Et c’est ça le combat. »

Commissaire général de Conakry capitale mondiale du livre, le directeur de la maison d’Edition l’harmattan a apprécié le fait d’avoir à la tête de la direction « quelqu’un qui connait le milieu culturel, monsieur Malick Kébé, nous espérons qu’il aura les moyens de sa politique. Et que cette volonté politique du gouvernement sera réellement exprimée en dotant ce fond des moyens nécessaires, pour permettre aux uns et aux autres d’exercer leurs passions, leurs métiers dans ce pays. En tout cas nous sommes très contents que la direction puisse avoir l’espace nécessaire pour travailler. »

Abdou Lory Sylla pour guinee7.com