Le Directeur National de l’Action Sociale (DN/AS) et son adjoint, respectivement Moussa Traoré et Mohamed Diaby, entouré des responsables de la Cité de Solidarité, étaient, jeudi, 28 août, devant les médias, pour informer sur le transfert de certaines personnes handicapées, venues de la Grande Mosquée Fayçal de Conakry pour habiter la Cité de Solidarité de Taouya.

Selon les deux responsables, cette opération de rapatriement de ces personnes vers leurs villages et villes d’origine, sera organisée et réalisée par le Ministère de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance (MASPFE) en collaboration avec la Croix Rouge Guinéenne (CRG) et les forces de l’ordre.

Elle concerne 373 personnes, selon le recensement effectué avec le projet Réadaptation à Base Communautaire (RBC), dont l’étude a été réalisée en commun accord avec l’Association des Personnes Handicapées de Guinée (APHG).

En plus des mesures d’accompagnement prévues pour mener à bien cette mission, L’AGP notera qu’il y a eu un travail à la base, qui a consisté à répertorier les contacts des parents de ses personnes et l’implication des Collectivités Décentralisés à travers tous le pays, avec l’aide de la CRG.

Satisfait de ce projet, le directeur de la Cité Solidarité, Abraham Bangoura a rappelé, que cette cité construite en 1978 avec 56 chambres, était un centre de réinsertion qui servait, à l’époque, d’ateliers de formation et non un pensionnât, voire des dortoirs comme c’est le cas aujourd’hui.

‘’Nous constatons une pléthore de personnes dans cette cité. Il y a un fort risque, surtout avec l’épidémie de la fièvre hémorragique Ebola. A cela, s’ajoutent des travers sociaux qui y sont pratiqués, à savoir la consommation de la drogue et la prostitution’’, a dénoncé M. Bangoura.

Dans leurs interventions, le DN/AS et son adjoint ont, chacun affirmé, qu’après l’assainissement de cette cité, il est prévu la mise en place d’un Centre d’apprentissage de métiers pour les personnes handicapées, en vue de leur réinsertion au sein de la société.

‘’Nous constatons, qu’avec l’insalubrité, le risque d’une épidémie, les maladies hydriques, la pléthore des lieux et le manque criard de latrines, font craindre le pire pour ses personnes, surtout en cette saison hivernale. Certains sont entassés  dans des cabanes de fortune construites avec des bâches, d’autres dorment à même le sol’’, ont fait remarquer les responsables sur le terrain.

Le gouvernement a déjà mobilisé, à travers le Budget National de Développement (BND), plus de 11 milliards de francs guinéens  pour les travaux d’extension  du centre d’apprentissage de cette cité, pour le bien être des locataires et leurs progénitures, a jouté le DN/AS.

AGP

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