La diva de la musique pastorale peulh, Binta Laly Sow, annonce la sortie de son mini album le 12 mars prochain au Chapiteau du Palais du peuple. La sortie de ce mini album s’inscrit dans le cadre du projet « Un toit pour Binta ».

Ce mini album comprend sept titres dont 2 sont des remix. Aussi, Binta Laly a fait un featuring avec Soul Bangs, le boss du RNB. Les fonds collectés à cet effet consisteront à financer le projet d’une maison pour elle.

En conférence de presse, samedi 15 janvier, Alimou Sow, co-initiateur du projet, a rappelé : « le projet un toit pour Binta, est un projet humanitaire, solidaire, qui vise à venir en aide à l’artiste Binta Laly Sow, qui est une icône de la musique pastorale guinéenne, qui mérite d’être aidée, parce qu’elle a contribué grandement au rayonnement culturel de la musique traditionnelle guinéenne, mais également parce qu’elle vit dans un état indécent pour son âge, son rang et pour sa contribution à la culture guinéenne. »

Et d’ajouter : « le projet consiste à lui trouver une source de revenus durables. Donc nous avons jeté notre dévolu sur un projet immobilier, c’est-à-dire notre stratégie consiste à collecter de l’argent et à financer la construction de logement afin que le prix du loyer lui soit reversé régulièrement, c’est-à-dire c’est pour éviter de lui donner de l’argent tous les jours et qu’elle aille chanter dans les cabarets. Nous voulons vraiment collecter suffisamment de l’argent pour acheter une parcelle à Conakry, construire des logements afin que le prix du loyer lui soit reversé régulièrement. »

Après plusieurs décennies de carrière, Binta Laly, n’a pas de maison. A qui la faute ? Selon son manager, Thierno Mamadou Maz Diallo, « c’est le système de la gouvernance culturelle de la Guinée qui n’a vraiment pas bien progressé. Parce que d’un régime totalitaire au temps de la révolution où les artistes étaient des fonctionnaires de l’État, nous sommes allés directement au libéralisme et ce libéralisme a été un peu du libertinage parce que l’État a démissionné totalement parce qu’il n’a pas accompagné les opérateurs privés. Donc, la musique guinéenne en général, la culture guinéenne en souffre parce que les bases juridiques qui régissent le fonctionnement de la culture ne sont pas appliquées. Si la loi sur la copie privée était appliquée, on n’allait pas parler aujourd’hui d’un projet humanitaire pour accompagner un artiste de la trempe de Binta Laly. Cette copie privée détruit la création et la commercialisation des œuvres ».

Selon les initiateurs, ce projet a été lancé depuis 2020. Ils demandent les uns et les autres un soutien financier ou matériel pour aider la vieille chanteuse d’avoir sa propre maison.

Bhoye Barry pour guinee7.com 

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