Les personnes ayant trouvé la mort les 14, 15 et 16 octobre dernier, lors des manifestations de rue organisées par le FNDC (Front National pour Défense de la Constitution), ont finalement été enterrées à Conakry dans l’après-midi de ce lundi 4 novembre.

Bien avant, l’ancien ministre Siaka Barry et membre du FNDC a reconnu que la responsabilité de la mort de ces citoyens guinéens, qu’il considère d’ailleurs comme des “martyrs de trop”, incombe en partie au FNDC. Il l’a fait savoir sur les antennes de la radio Espace FM, ce matin.

Selon lui, “c’est à l’invite du Front National pour Défense de la Constitution que des jeunes guinéens, ayant cru au combat démocratique, au rêve d’ancrage d’une démocratie vraie et sincère, sont descendus dans la rue. Si ces jeunes rencontrent la mort sur leur chemin, en tant que membre du FNDC, je me sens quelque part responsable”.

“Mais, poursuit-il, la responsabilité suprême revient encore une fois à celui qui doit être au-dessus de la mêlée, à celui que moi j’appelle l’arbitre qui détient le sifflet final, qui peut, de façon ultime, siffler cette récréation morbide et mortifère. Je veux parler du président de la République, le président Alpha Condé”.

Par la suite, le leader du parti “Génération Debout” a demandé à État de jouer son rôle régalien, de protection des personnes et de leurs biens, mais aussi celui de la répartition équitable de la justice entre les justiciables.

Pour terminer, Siaka Barry a déclaré : “Nous avons bâti notre nation sur la violence d’État et cela a commencé depuis la colonisation… que cette situation se perpétue aujourd’hui, cela nous donne à réfléchir. Nous pensons qu’il est temps qu’on s’assume et que l’État soit le garant d’une démocratie apaisée, une démocratie qui permet à tous les Guinéens de vivre heureux…”

Mohamed Soumah pour Guinee7.com