Après la restitution d’un rapport de 11 pages par la mission conjointe du National Democratic Institute (NDI) et de la fondation Kofi Annan, mission dirigée par Nicéphore Soglo et Goodluck Jonathan, respectivement anciens présidents béninois et nigérians ; les acteurs politiques, tous affiliés au FNDC, ont donné leurs points de vue sur le sujet.



Je pense que tout n’est pas dit

Pour, Bah Oury, président de l’UDD, ‘‘la déclaration indique qu’un processus est engagé. Un processus qui permet aux anciens chefs d’Etats africains de s’inquiéter de l’avenir immédiat de la Guinée en ce qui concerne l’organisation des processus électoraux. Je pense que tout n’est pas dit, et je pense que les discussions vont continuer certainement dans les coulisses , nous espérons de part et d’autre qu’aussi bien le président Alpha condé que ses anciens pairs puissent trouver les  voies permettant à la Guinée de retrouver rapidement le calme et la sérénité. Et de trouver des manières de régler les crises politiques notamment la question concernant la constitution d’une part ; et de l’autre côté, trouver les meilleurs voies et moyens d’organiser de la manière la plus régulièrement, les élections législatives et les présidentielles. Pour que la Guinée ait une alternance démocratique dans le respect de sa constitution telle qu’elle a été adoptée en 2010’’.

Il y a une vie après le pouvoir

Dr Ousmane Kaba du PADES estimer que ‘‘c’était très intéressant, parce que ils nous ont rappelé à juste titre que nous sommes une seule famille en Afrique, surtout en Afrique de  l’Ouest. Et que quand il y a les prémisses d’une déstabilisation quelque part, c’est tout à fait normal que des frères viennent se pencher sur le cas de la Guinée pour que les discussions soient possibles entre différentes parties. Aujourd’hui nous avons deux enjeux ; immédiatement les élections législatives et en toile de fond nous avons ce problème de nouvelle constitution et de troisième mandat. La présence de ces deux chefs d’Etats nous dit une leçon fondamentale : c’est qu’il y a une vie après le pouvoir. Je pense que si ça peut rassurer ceux qui tiennent le pouvoir aujourd’hui à savoir que les hommes de bonne volonté peuvent toujours continuer à servir l’Afrique, que ces personnes soient au pouvoir ou pas. Pour une personne comme notre président  qui a un long passé de combattant, je pense que c’est quelque chose qui est rafraîchissant…’’



M. Alpha Condé va avoir le courage de faire une déclaration

Dr Fodé Oussou Fofana de l’UFDG a fait savoir que ‘‘la présence de ces chefs d’Etats nous rassure. Nous les avons écoutés, je pense qu’ils ont rencontré le chef d’Etat, ils se sont réservés de dire tout ce qu’ils se sont dits. Mais nous les avons eus au cours de la semaine, et ils ont dit clairement ce qui se passe sur le plan africain, c’est qu’aujourd’hui personne n’accepte plus de deux mandats pour un chef d’Etat. Je pense que monsieur Alpha condé va tirer les leçons de la présence de ces hommes ici pour se déclarer, parce qu’il n’a pas dit encore un mot, il faut qu’il se déclare, il faut qu’il sort le pays de cette situation. Il faut qu’il dise réellement quelle est sa position par rapport à ça. Par rapport à la loi c’est très clair, monsieur Alpha Condé ne peut pas avoir un 3éme mandat. Il est dans la logique de continuer de maintenir le flou sur sa position… tous les pays africains aujourd’hui vous entendrez jamais un problème de fichier électoral, un problème de date des élections. Il faut que monsieur Alpha Condé nous sort de cette situation, je pense qu’il va le faire… J’espère qu’après ça, monsieur Alpha condé va avoir le courage de faire une déclaration pour sortir notre pays de cette situation-là. Personne n’acceptera que le M. Alpha condé ait un troisième mandat dans ce pays, parce qu’il n’en a pas le droit, parce que nous n’allons pas l’accepter…’’

Abdou Lory Sylla pour Guinee7.com

Publicités