Pour la énième fois, Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG s’est prononcé sur le cas des personnes détenues suite à la dernière crise électorale. Selon lui, « ces citoyens innocents qui sont là qu’ils sachent qu’ils ont notre soutien, notre solidarité. Ils n’ont pas seulement le soutien de la direction nationale de l’UFDG, c’est de tout le peuple de Guinée. Les gens sont mobilisés pour organiser des prières, marquer leur solidarité avec des contributions pour qu’ils puissent acheter leurs médicaments, se traiter, se nourrir et pour que leurs familles soient entretenues ». 

Poursuivant, Cellou Dalein mentionne: « Je suis peiné lorsque je parle d’eux. Je suis même sous une certaine émotion parce que j’ai horreur de l’injustice. Ils sont détenus dans des conditions insoutenables. Des gens qui n’ont rien fait parce que Alpha Condé a décidé d’affaiblir, de neutraliser l’UFDG et tous les adversaires du troisième mandat. Et ils ont bien identifié leur cible. Ce sont des gens qui étaient actifs dans l’animation politique, dans la communication, dans l’action et qui étaient des symboles forts dans la lutte contre le troisième mandat. Ce sont ceux-là qui sont aujourd’hui en prison et on leur attribue des infractions grotesques et fallacieuses allant de la fabrication, de la détention et du stockage d’armes de guerre à l’insurrection, à l’atteinte à la sûreté intérieure et extérieure de l’État», a-t-il déclaré, ce samedi 15 mai 2021, à l’AG virtuelle de son parti. 

Cellou Dalein regrette le fait que « c’est Alpha Condé, c’est le juge, c’est le procureur, c’est lui la justice malheureusement et c’est pourquoi elle est devenue ce qu’elle est. Lorsqu’il n’y a pas une justice indépendante dans un pays, ça signifie qu’il n’y a pas de recours. Et Alpha le sait et c’est pourquoi il a inféodé la Justice ». 

Bhoye Barry pour guinee7.com

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1 COMMENTAIRE

  1. Si les assemblées virtuelles hebdomadaires s’avèrent certes offrir une voie de contournement pour la direction de l’UFDG, CELLOU se trompe, à mon avis, de vouloir la présenter comme une sorte de victoire contre la décision de fermeture des locaux d’activité, que le dictateur Alpha Condé impose illégalement à son parti depuis plus de 6 mois.
    Une autre erreur consiste à vouloir persister à cacher une paralysie de la direction du parti derrière l’arbre de la prise en otage et la séquestration ignominieuse du vice-président Ibrahima chérif Bah et des 3 dynamiques cadres de l’UFDGi que sont Ousmane Gaoual Diallo, Cellou Baldé et Abdoulaye Bah.
    L’attitude de relâchement manifeste des vice-présidents Dr Fodé Oussou Fofana, Kalémodou Yansané et d’autres aurait dû être non pas occulté, mais géré avec plus de rigueur et d’efficacité que ce à quoi les militants et électeurs du parti assistent depuis novembre dernier: un grand parti politique dont on ne voit et n’entend plus que le leader s’exprimer. A chaque camp son “dictateur”, serait-on presque tenté de dire (…)
    Et enfin, ce que ne semble toujours pas vouloir prendre en compte notre populaire ancien PM de Conté, que les Guinéens ont bien majoritairement élu le 18 octobre dernier, c’est que le pouvoir ne se donne pas dans un pays comme le nôtre, il se prend. Ce dont le peuple et la Nation ont besoin, c’est avant tout un chef d’Etat responsable, capable de rassembler et unir les Guinéens, en commençant courageusement par instiller cet esprit de solidarité et de cohésion qui se raréfie cruellement au sein de la communauté peule et hâli-pular notamment: dont le dynamisme n’a pourtant d’égal, hélas, que sa culture ambiante de désunion ou de manque de cohésion et ce, dans une société guinéenne où elle est de loin ethniquement majoritaire.
    La voie de la paix et de la justice sociales passera ainsi forcément par le rétablissement d’un minimum d’équilibre dans les rapports de force sociopolitiques et institutionnels, que l’Etat-RPG/AEC s’est employé à dessein à anéantir systématiquement, depuis 2010.
    Was-Salam !

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