L’union syndicale des travailleurs de Guinée (USTG) a, après sa rencontre avec le premier ministre, tenu un point de presse ce vendredi à son siège, pour faire le compte rendu.

Ainsi, pour le secrétaire général de l’USTG, Abdoulaye Sow : « dans un pays, pour qu’il y ait la paix, il faut le dialogue. Celui qui refuse le dialogue refuse la paix. Et nous, notre centrale syndicale a pour fondement, le dialogue. Mais un dialogue responsable, un dialogue constructif, qui permet d’aller de l’avant. Personne en Guinée ne doit fuir les échanges. Pourquoi ne pas continuer dans cette dynamique parce que nous aimons aussi la paix. Et à la lecture du courrier qui nous à été adressé par son excellence monsieur le premier ministre, il est dit comme thème central nous sommes invités à des discussions autour des questions de préoccupation nationale. Donc ça concerne notre pays, il n’y a pas de sujet tabou. Et nous, nous avons des préoccupations en tant que centrale syndicale. Depuis que nous sommes élus en novembre 2018, nous avons eu des bâtons dans les roues parce que les menteurs fusent de partout. Aujourd’hui on dit que nous sommes contre le gouvernement, nous n’aimons pas le gouvernement. Ce qui est archi-faux parce que c’est sans fondement. Nous sommes des Guinéens, nous aimons notre pays, nous voulons que ce pays aille de l’avant. Et nous, nous agissons conformément à notre éthique, à notre philosophie. C’est-à-dire la défense du travail et des travailleurs. »

Il rappelle que dans la rencontre avec le premier ministre, « plusieurs points ont été soulevés notamment : l’intervention des forces de l’ordre pour empêcher les syndicalistes de l’USTG d’accéder au port autonome de Conakry pour la mise en place de la délégation syndicale ; l’agression des syndicalistes de l’USTG lors de la dernière fête du 1er mai 2019 au Palais du peuple ; le refus de l’État à prendre en charge et de figurer sur la liste officielle pour le congrès de l’OIT à Genève ; l’agression et l’emprisonnement à Mamou des syndicalistes de l’USTG et la modification et la validation de la loi L028 sans consultation ».

Cette consultation est-ce pour la nouvelle constitution ? Abdoulaye Sow répond : « le courrier qui nous a été adressé ne parle pas de constitution parce que ça n’existe pas pour l’instant. Donc nous ne pouvons pas nous prononcer sur un sujet qui n’existe pas. »

Fatoumata Kaba pour Guinee7.com

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