Joint ce lundi 4 juin, le coordinateur du Front national de défense de la transition (FNDT), Keamou Bogola Haba, s’est exprimé sur les décisions prises par la CEDEAO, hier dimanche.

Selon lui, « ce n’est pas un sursis. Parce que nous avons toujours dit que la Guinée est un pays membre de la CEDEAO qui a toujours coopéré et donc nous avons demandé aux chefs d’Etats de la Sous-région d’être à l’écoute du peuple de Guinée et je pense que c’est ce qu’ils ont fait. Depuis le début, il y a certains qui demandent que la Guinée soit sanctionnée, alors qu’on ne gagne rien dans ces sanctions. Et que la méthodologie que nous avons adoptée, c’est celle de consulter l’ensemble des parties prenantes. Le premier ministre des derniers moments a réitéré la même position et donc, il est important de donner la chance au dialogue inter guinéen et je crois que c’est ce que les chefs d’Etats ont fait ».

Avant d’apprécier l’envoi de l’ancien président béninois comme médiateur : « Le fait de choisir ici un ancien président en la personne de Boni Yayi, qui a géré deux mandats est aussi quelque chose d’important. Parce qu’il sait de quoi on parle et il est nouveau dans le dossier guinéen contrairement à ce diplomate qui n’était pas un ancien chef d’Etat et qui n’a pas aussi bonne presse ici. Donc je crois que ce sont de bonnes choses qui vont dans la ligne de la recherche de solutions et nous sommes contents de cela et nous demandons à chaque acteur politique et social de donner beaucoup plus de chance à ce dialogue inter guinéen qui est déjà engagé et duquel nous n’attendons pas grand-chose. Parce que nous avons déjà trouvé beaucoup de consensus lors des concertations passées. Pour nous c’est une victoire que les Guinéens renoncent à des manifestations de rues comme nous l’avons toujours prôné et de songer à la solution des concertations, du dialogue pour que cette transition soit apaisée et que les réformes engagées arrivent jusqu’au bout ».

Abdou Lory Sylla pour guinee7.com