Prévus ce dimanche 1er mars 2020, les Législatives et le Référendum ont été reportés à une date ultérieure.

L’annonce a été faite par le président de la République en personne, dans une adresse à la nation qu’il a faite dans la soirée de ce vendredi 28 février. Soit à moins de 48 heures de la date prévue.

Dans ce discours, le chef de l’Etat a précisé que : “c’est par responsabilité nationale et sous régionale que nous avons accepté un report léger de la date des élections. Ce n’est ni une capitulation, ni une reculade, mais la fidélité à ce qu’était la Guinée hier, qu’elle est aujourd’hui et qu’elle sera demain. N’oubliez pas que dans la nouvelle constitution, nous avons écrit que la Guinée est prête à se fondre dans un ensemble plus vaste. Voilà donc pourquoi nous devons toujours rester dans le cadre de la CEDEAO et de l’Union Africaine.”

Avant déclarer :”Bien sûr, certains vont jubiler en disant que c’est de la capitulation (…), je sais que beaucoup d’entre vous vont être mécontents, déçus, révoltés, mais la Guinée qui a été la patrie du panafricanisme, peut-elle s’isoler de ses pays frères ? Nous disons non ! Mon passé est là. Ancien président de la FEANF, défenseur du panafricanisme, ancien président de l’Union africaine, vous avez tous vu, comment j’ai défendu l’indépendance de l’Afrique et comment je me suis battu pour que les gouvernements africains soient libérés par les Africains. Donc c’est fort de cela et de l’esprit panafricain que j’ai accepté ce report. J’en appelle encore aux militants et sympathisants et à tous les Guinéens qui voulaient exercer leur droit ce 1er mars ; que c’est un grand sacrifice, je leur demande. Je sais que beaucoup ne dormiront pas ce soir ; beaucoup vont pleurer ; beaucoup vont se révolter. Mais, il est de la responsabilité d’un chef d’Etat de défendre les intérêts de son pays, mais aussi les intérêts de la sous-région et de l’Afrique. La Guinée par son passé, doit être toujours dans le leadership du panafricanisme. Donc nous restons fidèles à notre histoire”.

“Tant pis pour ceux qui vont croire que c’est un recule. L’avenir démontrera que nous sortirons grandis de cette épreuve et que le peuple de Guinée exprimera librement son choix à travers le référendum et choisira librement ses députés” a ajouté le numéro guinéen.

Avant de préciser que “ne sont concernés que les partis qui sont déjà en compétition. C’est-à-dire qui sont en règle devant la CENI ; je précise que ça ne concerne que les partis déjà engagés dans la compétition électorale”.

Mohamed Soumah pour Guinee7.com

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