L’annonce du report sine die de la célébration du 8 mars, fête internationale de la femme sous le thème « Leadership féminin : pour un futur égalitaire dans le monde de la Covid-19 », a été faite ce mardi 2 mars, par Hawa Beavogui, ministre en charge des Droits et de l‘autonomisation des femmes, qui a animé une conférence de presse dans un complexe hôtelier de Conakry.

Durant cet exercice, la ministre, après avoir rappelé la genèse de la célébration, l’a définie comme « une occasion de faire un bilan sur la situation des femmes ».

Avant d’annoncer que très « malheureusement cette année sera célébrée en différé vu ce contexte d’urgence sanitaire. Parce que nous sommes en période de restriction, vu qu’il y a une recrudescence du taux de prévalence de contamination ».

Espérant par ailleurs que cette célébration sera faite dans les meilleurs délais, « si le gouvernement parvient à circonscrire cette pandémie qui a agenouillé le monde entier », madame la ministre a énuméré des activités qui se feront le long de ce mois qu’elle compte désormais entièrement dédié à la femme guinéenne. « L’organisation d’une exposition vente des produits de l’entreprenariat féminin ; il y a lieu de promouvoir et de valoriser ces articles faits par des femmes ; nous envisageons l’organisation d’un meeting business sur les acquis de programme d’appui à l’entreprenariat féminin ; nous envisageons d’honorer quatre guinéennes qui ont marqué l’histoire de notre pays, que ce soit à titre posthume ou non, nous voulons valoriser les femmes qui sont dans l’ombre. D’autres ont eu la chance d’être sous les projecteurs, mais il faudrait penser aux autres femmes qui n’ont pas eu cette chance ; la réalisation d’un documentaire sur les activités des groupements et associations de femmes », a-t-elle cité entre autres.

Autre chose importante pour la ministre, c’est « la validation du rapport national de la Guinée sur la condition de la femme qui sera présenté au cours de la 65ème sessions des Nations-Unies qui sera suivie en visioconférence».

Dans sa mission, la ministre a fait part de ses rêves pour la femme guinéenne : « assurer l’autonomisation économique, favoriser une émergence de l’entreprenariat féminin, améliorer le taux de scolarisation de la jeune, pas seulement leur entrée à l’école, mais les maintenir à l’école jusqu’à l’obtention de diplômes ou des certificats… »

Abdou Lory Sylla pour guinee7.com