Baidy Aribot, Sidya Touré (à l'époque Haut representant du chef de l'Etat) et le Premier ministre Kassory Fofana

Après avoir zappé ce sujet, notamment au cours de la dernière assemblée générale de son parti qu’il a présidée, Sidya Touré s’est enfin prononcé, ce mercredi, sur le cas de son ex-homme fort à Kaloum, qui fait beaucoup de bruits au sein de l’Union des Forces Républicaines (UFR), ainsi qu’à plusieurs autres niveaux de la vie nationale, ces derniers temps.

Au micro de nos confrères de la radio Espace FM, l’ex-Haut représentant du chef de l’État et ancien Premier ministre a tenté de banaliser cette question qui a quand même suscité des réactions divergentes, dans les médias, entre des membres du bureau exécutif de sa formation politique.

Selon Sidya Touré, « le jour où je verrai une section de mon parti, ou même un comité de base déménagé à cause d’un membre du bureau exécutif, je viendrai discuter avec vous ; sinon le parti fonctionne… L’assemblée générale de mon parti se tient les samedis, ceux qui ont des choses à dire viennent en parler. Mais ceux que ne peuvent pas affronter les militants, qui parlent dans les coulisses, on les laisse parler ; donc chez moi, il n’y a pas débat ».

« Je n’ai pas de problème de disjonction, poursuit-il. Ceux qui ne sont pas contents du parti peuvent sortir et de grâce, qu’ils partent avec leurs militants ; on va voir c’est qui… Nous avons 74 membres du bureau exécutif du parti et on est en train de parler de trois ou quatre personnes. L’influence au parti se mesure au nombre de militants que vous avez derrière vous ; alors j’attends les militants. Quand je verrai les militants de tous ceux-ci venir me dire “nous, on va quitter le parti si nos gens ne sont pas écoutés”, là je dirai que j’ai un problème. Mais pour le moment, je n’en ai pas… J’attends de voir qui est parti, personne n’est parti de mon parti encore ».

Par ailleurs, l’ex-Haut représentant du chef de l’État a rappelé que « l’UFR s’inscrit absolument, totalement, avec l’accord des comités de base, des sections, des fédérations, du bureau exécutif et de l’assemblée générale, contre le troisième mandat. Ceux qui ne partagent pas cet avis, ils peuvent se chercher à ailleurs. Puisque nous avons la quasi-totalité de notre bureau exécutif dans ce sens-là ; faire des déclarations dans un coin, moi je ne veux pas perdre mon temps à discuter de cela, et détourner l’attention de mes militants du problème essentiel aujourd’hui, qui est la lutte contre le troisième mandat ».

Mohamed Soumah pour Guinee7.com