Le procureur général près la cour d’appel de Conakry, Alphonse Charles Wright, suite à des cas d’évasion signalés à la prison civile de Forecariah, s’est effectué jeudi, un contrôle à la prison civile de Conakry.

Apres une fouille, le procureur a rappelé le contexte. « Je tiens d’abord à rassurer le peuple de Guinée dans sa diversité que le parquet général dans son rôle chargé de l’application des lois pénales dans son ressort a appris par l’intermédiaire du procureur de la République près le tribunal de première instance de Forecariah des cas d’évasion. 11 personnes évadées ; certaines personnes qui sont poursuivies pour des crimes odieux et qui étaient en attente d’être jugé », a-t-il expliqué.

« Vous savez, nous sommes vers la période des grandes pluies. C’est une aubaine pour les détenus de mettre en branle leur génie inventif pour tenter de se soustraire à la loi. Pour pouvoir palier à cette situation, nous avons mis en place de manière spontanée et inopinée cette mission d’inspection au niveau de la maison centrale de Conakry. Le résultat est vraiment probant. Je vous informe déjà qu’il y a plus de 9 kg de chanvre indien qui sont saisis ; vous avez des outils contendants, notamment des couteaux qui ont été saisis », a-t-il confié.

« C’est le lieu de le dire puisque monsieur le directeur national adjoint est là et représente monsieur le ministre de la Justice, garde des Sceaux, c’est de leur dire de venir en appui logistique par rapport à cette maison. Vous avez vu les statistiques : pour 300 personnes, nous sommes au niveau de 1000. Ce qui veut dire que nous sommes un pays qui doit s’inscrire dans les droits des détenus. C’est en cela qu’on pourra prendre la température de la Guinée en matière du respect des droits humains », a-t-il fait remarquer.

Par ailleurs, il a indiqué : « On nous a signalé le cas des détenus qui dont tombés dans l’état de démence qui aujourd’hui sont en train d’être gardés. J’ai donné des instructions à monsieur le régisseur pour lui dire de les recenser ces gens-là. Leurs places ce n’est plus ici. Il faut qu’ils soient placés dans un milieu approprié pour leur prise en charge sanitaire. C’est extrêmement important. Ce processus va continuer jusqu’au bout. »

Pour le procureur, il faut que chacun se mette à l’œuvre pour le bon fonctionnement des maisons centrales. « Les parents qui viennent avec la nourriture des détenus qu’ils arrêtent d’introduire des téléphones portables. Vous voyez tout juste derrière, il y a des personnes qui jettent des quantités pas aussi importantes de chanvre indien, mais c’est qu’ils s’attendent à ce qu’à l’interne des personnes aillent ramasser. Qui ramasse ? Qui sont chargés de la sécurité dans la cour ? J’ai dit au régisseur, ça nous en parlerons à l’interne. Nous mettrons en place une petite commission d’enquête pour savoir quelles sont les personnes qui peuvent être poursuivies éventuellement pour complicité de tout ce qui se passe au niveau d’ici. Mais je suis très satisfait de cette première opération. Je remercie tous les collègues du parquet général qui sont là à mes côtés. Qui ont compris qu’il est nécessaire que chacun fasse son travail. Nous, notre travail c’est de veiller que les détenus qui sont là sous le plan de la procédure puissent voir leurs dossiers traités dans un délai raisonnable. Mais de l’autre côté également nous interpellons monsieur le ministre de la justice à travers monsieur le directeur adjoint que les mesures idoines soient prises », a-t-il lancé.

Abdou Lory Sylla pour  guinee7.com