Depuis plusieurs heures, des bruits sur l’état de santé alarmant du ministre de la Justice, Charles Wright, courent. Il n’en est rien a affirmé ce dimanche, le concerné à l’occasion d’une visite à la Maison centrale de Conakry.

 »J’ai déjà fait au niveau de l’hôpital ici (le bilan), je dis qu’il faut davantage me permettre d’aller beaucoup plus dans la spécialisation »

« Vous savez ce qui fait la beauté de notre pays, il y a des gens dont les intérêts sont touchés. Qui pensent que la seule méthode déloyale pour saper le moral de ceux qui s’inscrivent dans la ligne droite des réformes, c’est en distillant dans la presse et sur les réseaux sociaux les informations de nature à s’inviter dans la vie privée. Moi quand les gens me disaient cela, je riais. Pour moi c’est un non-événement. Les gens m’appellent de l’étranger et de partout, ah on dit qu’on doit vous évacuer sur l’Espagne. Je suis ministre de la République quand-même. Et de surcroît, je suis un être humain comme tous les autres. Depuis que j’ai commencé mon travail, que ce soit juge d’instruction, que ce soit procureur de la République ou président du tribunal, je n’ai jamais eu un temps de repos. J’ai toujours continué à me battre pour servir cette nation. J’ai demandé la permission à monsieur le Président de la transition qu’il me soit permis aussi de faire mon bilan comme tous les autres. J’en ai déjà fait au niveau de l’hôpital ici, je dis qu’il faut davantage me permettre d’aller beaucoup plus dans la spécialisation pour me permettre de continuer à faire mon travail comme je l’ai toujours fait », a expliqué le ministre.

 »Je ne sais pas comment est-ce qu’il (courrier) s’est retrouvé sur la place publique »

Avant de poursuivre : « Ce courrier [demandant une disponibilité pour ses soins en Espagne], je ne sais pas comment est-ce qu’il s’est retrouvé sur la place publique. Mais vous savez ces dernières heures, l’injonction qui a été faite, a touché presque toute l’administration centrale. Mais laissez-moi vous dire que le vendredi à venir ce qui va suivre est plus que ce qui a été fait. Et ces réformes-là, ni plus ni moins ne sont dirigées contre quelqu’un. Ce sont des réformes qui obéissent à un seul principe. C’est le principe de la moralisation de la vie publique. Donc qu’on ne nous distrait pas. Si c’est ça la méthode, dites à ces gens-là que ma vie appartient à Dieu. Peut-être que le jour que je vais sentir que je suis gravement malade comme ils le disent, peut-être que je dirais au président de la Transition que je ne peux plus tenir. Mais tous les jours, ma motivation est à 100 degrés. »

 »Ce n’est pas parce que les gens parlent que je ne vais pas voyager »

Enfin, il a réaffirmé son engagement à mener des poursuites. « D’autres ont dit, on l’a même cogné ou il a touché à des gens auxquels il ne doit pas toucher, tant que vous serez présumés responsables d’un fait délictuel, criminel, la loi s’appliquera dans toute sa rigueur et cela quelle que soit la personne. Donc ce n’est pas parce que les gens parlent que je ne vais pas voyager. Je voyagerai demain. Ils peuvent aller à l’aéroport aussi et quand je vais revenir aussi ils viendront. D’autres sont partis plus loin pour dire est-ce qu’il ne va pas démissionner ? Il a fui. Je peux commencer un champ que j’ai labouré, sans semer ? Cette semence-là, si Dieu le veut sera récoltée devant moi », a-t-il conclu.

Abdou Lory Sylla pour guinee7.com