Dans la soirée du mardi, 9 août 2022, une importante quantité de Cocaïne estimée à près de 3 tonnes et 1322 kg de chanvre indien ont été incinérés par les autorités de la chaîne de lutte contre la drogue et le banditisme. L’incinération s’est tenue dans l’enceinte de l’ancienne Entreprise des Tabacs et Allumettes de Guinée (ENTAG).

Pour la circonstance, plusieurs responsables de la chaîne de lutte contre les drogues à leur tête le ministre de la Justice et des droits de l’homme, Alphonse Charles Wright ont d’abord procédé, au haut commandement de la gendarmerie où la quantité saisie était stockée aux tests de confirmation.

Le procureur de la République près le tribunal de première instance de Kaloum, Mamoudou Magassouba, précise : « La première saisie a été effectuée le 6 février 2022 et portait sur 275 plaquettes pour un poids net de 299 kg de cocaïne, convoyé par 5 personnes de nationalité turque. La seconde saisie s’est opérée le 28 juillet 2022, il s’agissait d’une saisie record de 2318 plaquettes pour un poids net de 2 tonnes 605,1 kg de cocaïne impliquant pour l’instant 6 personnes dont 1 Guinéen et 5 Sierra Léonais. Elles sont toutes inculpées pour détention, transport international et trafic illicite de stupéfiant et sont placées sous mandat de dépôt, l’instruction judiciaire est en cours pour déterminer les différentes ramifications de ce trafic. »

Et de poursuivre : « Il me convient de préciser que cette action d’incinération fait suite à l’ordonnance aux fins de destruction n°270 du 5 août 2022 du doyen des juges d’instruction du tribunal de notre siège ainsi que l’ordonnance d’incinération n°260 du 5 août 2022 du président par intérim du même Tribunal statuant sur requête conformément à l’article 150 du code de procédure civile, économique et administrative. »

Le président du comité interministériel de lutte contre la drogue, par ailleurs ministre de la Justice et des droits de l’homme, Alphonse Charles Wright se félicite du travail accompli : « La Guinée à un moment donné était considérée comme la plaque tournante. Mais l’acte qui vient d’être posé, je peux oser dire sans risque de me tromper que la Guinée ferme définitivement sa porte à de telles pratiques. Ceux qui pensent et qui accusent de manière injuste que la transition couvre des pratiques illicites de cocaïne, c’est une réponse au-delà de la parole que le Président de la transition, tous les membres du CNRD, les membres du gouvernement, la politique pénale de la Guinée est désormais orientée vers la sanction la plus rigoureuse par rapport à ces genres de trafic. C’est une question de santé publique. Si vous regardez la valeur marchande de tout cela, on évalue et laissez-moi vous dire que dans un passé récent de la Guinée où on procédait à la substitution, ce n’est plus possible. C’est une façon de vous dire que cette transition vient pour rectifier ce qui n’était pas possible avant. »

Thierno Abdoul Barry pour guinee7.com