Au sortir d’une réunion, ce mercredi, avec le bureau exécutif de la CNTG, à la Bourse du travail, le député et secrétaire général du syndicat du PAC (Port Autonome de Conakry), Cheick Touré, s’est prononcé sur le dernier communiqué de la direction du Port Autonome de Conakry, lui interdisant tout accès dans l’enceinte du port, et a révélé que des négociations sont en cours pour revoir cette décision de la direction du PAC, qui jusque-là reste effective.

Après avoir rappelé que l’argument avancé par la directrice du PAC pour cette interdiction est le cumul de fonctions (député et syndicaliste), l’Honorable Cheick Touré a précisé que « le code électoral me permet d’exercer mes fonctions de secrétaire général. Dans son article 144, le code électoral dit qu’il est interdit à tout député d’exercer une fonction publique non élective, alors que moi j’exerce une fonction élective ».

Selon le remplaçant de Baidy Aribot à l’Assemblée nationale, « comme je fais obstacle à ce fameux contrat du Port autonome, ce sont des arguments infondés pour essayer de démobiliser la troupe qui est derrière moi. Mais la troupe du Port autonome est sereine… Les travailleurs rejettent d’emblée cette décision de la directrice. Depuis avant-hier, nous avons voulu fermer le port, faire des mouvements, faire des marches, pour demander le départ du ministre de tutelle, qui a donné des instructions, pour qu’on m’interdise l’accès du port ».

« Mais, ajoute-t-il, avec les sages conseils que nous avons eus antérieurement de nos chefs hiérarchiques, de ne rien envisager pour le moment, les travailleurs étaient en état d’effervescence, mais je les aie dits de maîtriser leur peine…sinon hier le port allait être le théâtre d’une effusion de sang ».

Par ailleurs, le secrétaire général du syndicat des travailleurs du Port Autonome de Conakry fait savoir que la situation est partiellement paralysée au port, avec la facturation de tout navire par les Turcs, à 52 mille euros. Selon lui, cela pourrait vite impacter sur les conditions de vie et de travail des agents du port, mais aussi et surtout sur le panier de la ménagère. « Les prix vont flamber. Peut-être, le sac de riz va monter à 400 mille, les bidons d’huile etc. » affirme Cheick Touré.

Mohamed Soumah pour Guinee7.com

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