Donald Trump, seul contre tous, a désengagé les USA vis-à-vis de l’accord de Paris. Cet accord qui vise à lutter contre le réchauffement climatique. Cet accord pour l’Afrique, victime de l’industrialisation peu responsables de l’Occident, est une bouée de sauvetage. On se rappelle que le texte final mentionnait entre autres:

-la nécessité de promouvoir l’accès universel à l’énergie durable dans les pays en développement, en particulier en Afrique, en renforçant le déploiement d’énergies renouvelables.
-l’engagement de 10 milliards de dollars d’ici 2020 des pays développés en faveur des énergies vertes en Afrique.
-la promesse de 2,2 milliards de dollars supplémentaires par la Banque Mondiale pour lutter contre la déforestation en Afrique et le lancement d’une initiative pour remettre en état d’ici 2030 l’équivalent de 100 millions d’hectares de forêts et de terres agricoles devenues improductives en Afrique ; etc.

Depuis ce 1er juin 2017, problème. Trump qui estime que son pays paye trop pour les autres, le fait sortir de l’accord censé sauver la planète.

Il est vrai qu’ ‘‘en général, les Etats-Unis représentent entre 18 et 20 % des financements internationaux. C’est un gros manque à gagner qu’on ne peut pas remplacer en tant que tel. Donc, il va falloir imaginer de nouveaux mécanismes financiers pour pallier à cette absence américaine”, explique Laurence Tubiana, économiste.

En un mot ou en mille, cette absence américaine est une mauvaise nouvelle pour l’Afrique toute entière et surtout pour le président Alpha Condé, coordinateur des engagements de l’Afrique dans le cadre des négociations mondiales sur le climat et les énergies renouvelables.

Ce rôle, depuis qu’il a été nommé, il l’exerce avec maestria. Partout il défend l’énergie renouvelable et engage son pays dans de grands travaux de barrages hydro-électriques, donc de l’énergie dite propre.

Comment le président Condé pourra réaliser ses ambitions si les accords de Paris vont être coupés d’au moins de 2 milliards de dollars des USA ?
En attendant, il pourrait se contenter de l’apport de la France notamment, qui s’est engagé au financement des projets d’énergie renouvelable pour toute l’Afrique.

Ibrahima S. Traoré pour guinee7.com

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