Ceux qui rêvaient d’un changement radical dans les méthodes avec le « gouverner autrement » d’Alpha Condé pour son sextennat, ont certainement été réveillés groggys suite au coup sec d’un uppercut assené par un président qui apparemment nous interdit le rêve.

La composition partielle du gouvernement dévoilée ce mardi, démontre si besoin en est, que le nouveau slogan du président de la République est une belle étiquette collée sur l’emballage d’une vieille marchandise. Une véritable opération de relation publique qui fera long feu. A l’épreuve du temps et de la réalité.

Autrement, le président Condé avait besoin de lancer un signal fort envers la population qui commençait à parier sur son « gouverner autrement en luttant contre la corruption, le clientélisme, le copinage. Instaurer le respect de l’Etat et des institutions » (Sic).

Il n’est pas dit que tous les ministres reconduits pour la plupart sont antinomiques au « gouverner autrement », mais il y en a une citée dans une affaire de présumée détournement de derniers publics qui n’a pas été blanchie par la justice qui s’est cependant saisie de l’affaire. La reconduction de Zenab Nabaya, c’est d’elle qu’il s’agit, est on ne plus un soutien politique de taille qui, à n’en pas douter, peut donner des tournis à la justice et compromettre l’information judiciaire.

Last but not least. Garder Zenab Nabaya dans un gouvernement qui n’a subi qu’un petit coup de bistouri en faisant sauter le dynamique Moustapha Naïté est aussi surprenant que kafkaïen. Peut-être c’est aussi ça « gouverner autrement » d’Alpha Condé.

Ibrahima S. Traoré pour guinee7.com