C’est un fait qui a largement attiré l’attention des uns et des autres ce jeudi. Aminata, âgé d’une cinquantaine d’années et mère de trois enfants a été tuée à coup de poignards par sa voisine du nom de Djenaba au quartier Dabondy 2, dans la commune de Matoto à Conakry.

Selon Almamy Daouda Soumah, le mari de la victime ; Djenaba avant de se marier, était sous son tutorat depuis plus de 20 ans. « C’est mon fils qui a lavé quelques habits et versé l’eau au dehors, vers chez nous. Mais cette dame est arrivée et a commencé à insulter la personne qui a versé de l’eau. Ami (la victime) lui a expliqué que c’est notre fils qui est un malade qui a versé de l’eau, tout en ajoutant que le fait de verser de l’eau là-bas, peut diminuer la poussière. Mais la dame n’a rien voulu savoir… C’est ainsi que les disputes ont commencé avant que les gens ne viennent les calmer. Mais elle (la présumée auteure) a une de ses filles qui est très impolie. Cette dernière a commencé à insulter ma femme. Ma femme a rétorqué en menaçant de la frapper. Et elle est allée taper la fille. C’est ainsi que la femme aussi a dit que si ma femme touchait son enfant, elle allait la poignarder. Tout le monde a dit à ma femme de se calmer. Elle a fait dos, pour rentrer chez nous. C’est comme si quelque chose l’avait appelé derrière elle, le moment de se retourner, elle l’a poignardée. En enlevant le couteau, le sang a coulé. Elle est tombée et elle a dit : aujourd’hui c’est la fin de ma vie. C’était ces dernières paroles », a-t-il expliqué en soussou.

« On l’a mise dans une voiture, c’est au niveau de Bonfi qu’elle a rendu l’âme. On l’a envoyée à l’hôpital. Et on m’a fait appel. Les médecins m’ont annoncé qu’elle est décédée. En ce moment, je ne savais plus si jetais sur terre ou au ciel.  Mais je n’y croyais pas. Sauf quand je suis allé à la morgue, je l’ai reconnue, j’ai arrangé sa bouche qui était entrouverte, j’ai arrangé son visage et fait des bénédictions pour elle », a-t-il raconté.

Trouvé sur le terrain, le Commandant Amara Bintia Soumah, chef service général adjoint au commissariat central de Matam a fait savoir que la présumée auteure se trouve dans les mains des enquêteurs du commissariat communal de Matam. « Nous avons reçu l’appel téléphonique disant qu’il y a une Léonaise qui a poignardé sa voisine et que si on ne venait pas, on risque de tuer la Léonaise et d’incendier chez elle. Je suis automatiquement venu avec mon équipe. On a pris la Léonaise et on l’a conduite au commissariat central de Matam. On a mis en place un dispositif de sécurité et heureusement, on a pu maitriser la situation », a-t-il expliqué.

Abdou Lory Sylla pour guinee7.com