Les aviculteurs victimes de la grippe aviaire ont manifesté devant le Palais Mohamed 5 de Conakry, jeudi.

Selon Louceny Magassouba, ils veulent désormais se faire entendre de la présidence après le sit-in raté devant le département en charge de l’Elevage. « Lorsque notre ministre nous fuit, il est de notre rôle de faire recours à la présidence ou à l’ensemble des membres du gouvernement. C’est raison pour laquelle nous sommes regroupés aujourd’hui devant la présidence pour interpeller le président, afin que nous soyons entendus. Nous avons accepté que nos animaux soient abattus pour éviter que la santé publique ne soit menacée. Au tour du ministère de nous indemniser, afin que nous reprenions nos activités ; ils nous proposent un prêt remboursable. Voici ce qui a causé le désaccord entre nous et le ministère de tutelle », a-t-il expliqué.

« Nous demandons humblement à notre département de créer un dialogue, pour que nous puissions échanger sur la stratégie de relance, afin que nous soyons indemnisés, pour éviter toute frustration et que le secteur prospère. Il y a plus de 40 milliards de perte soit plus de 400 000 poules abattues », a-t-il demandé.

Enfin, il a donné des détails sur les actions qu’ils comptent mener si rien n’est fait. « Nous sommes prêts à aller au bout de notre revendication. Aujourd’hui notre État traverse une situation très cruciale. Et si cette violation des droits de l’homme et des principes commence par nous, on va se sentir frustrés. C’est raison pour laquelle nous invitons le ministre de la justice de se saisir de ce dossier. Puisque c’est un droit qui est aujourd’hui menacé. C’est une doléance et une interpellation et pas une violence. On a déjà fait le premier sit-in aujourd’hui. Nous nous attendons donc aujourd’hui à un résultat. Mais si rien n’est fait, on l’a décidé à l’unanimité, le lundi, puisque par notre présence ici, nous avons été entendus par les membres du gouvernement qui sont d’ailleurs en conseil des ministres. Donc si rien n’est fait (…), comme nous l’avons prévu dans notre planning, de venir avec nos nattes, nos mamans, nos papas, venir se coucher devant la présidence jusqu’à ce que la solution soit trouvée à notre problème », a-t-il annoncé.

Abdou Lory Sylla pour guinee7.com