Une rue de Conakry

 

La capitale guinéenne, Conakry, reprend progressivement son train-train habituel après la psychose créée par la fièvre Ebola, qui a fait en quatre mois 81 morts sur les 127 cas enregistrés selon les derniers chiffres officiels, a constaté APA mardi sur place.

Quatre mois après l’annonce des premiers cas de la fièvre Ebola, la psychose a baissé en Guinée. Les précautions sanitaires commencent, par exemple, à disparaitre dans certains milieux.

Mieux, les citoyens acceptent de se serrer les mains, alors qu’ils en étaient auparavant réticents. L’affluence reprend dans les gares routières de Conakry, autrefois boudées par les passagers.

A Conakry, les activités sociales ont repris à l’image des jeunes qui se ruent dans les boites de nuit, les restaurants et les piscines, pourtant vides il y a sous peu.

Le seul établissement qui n’enregistre pas d’affluence, c’est l’hôpital national de Donka où les premières victimes de la fièvre hémorragique ont été acheminées. Depuis, les citoyens fuient l’établissement sanitaire.

Selon les dernières statistiques du ministère de la santé, à la date du 2 mai 2014, la Guinée a enregistré 127 cas confirmés de fièvre hémorragique Ebola dont 81 décès sur l’ensemble du pays.

Sur les six cas détectés parmi les personnes suivies du 27 avril au 1er mai, cinq ont été décelés à Guéckédou en Guinée forestière et un à Conakry.

A la date du 2 mai 2014, quatre malades confirmés sont toujours hospitalisés : l’un est au Centre de traitement de Conakry et les trois autres au Centre de traitement de Guéckédou.

Par ailleurs, sur les 32 malades sortis guéris des centres de traitement Ebola, 18 ont été traités à Conakry, 10 à Guéckédou, et deux à Macenta.

APA

 

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