Plusieurs leaders de partis politiques n’ont pas eu accès au Palais du peuple ce mardi, où a commencé la série de concertations entre les forces vives de la nation et le CNRD. Après la scène de pagaille décrite dans un précédent article, les agents chargés de la fouille, ont tout simplement fermé la porte. Au grand dam de certains leaders politiques…

Fodé Mohamed Soumah, de la Génération citoyenne (GECI), bloqué à la porte, a invité les nouvelles autorités à mieux organiser les choses. « C’est ce que je dis depuis hier. Il faut éviter de confondre vitesse et précipitation. D’abord lorsque vous appelez plus de 200 partis, ils doivent savoir de quoi vous allez parler. Donc le communiqué doit contenir leurs listes. Deuxièmement, lorsque vous convoquez des gens, vous devez vous organiser la veille. D’autant plus que les laissez-passer ne sont pas nominatifs. Quand on voit comment les leaders sont traités ce matin, quand on voit l’improvisation, l’amateurisme qui se passe, on se pose des questions. Donc je rappelle aux autorités que les Guinéens attendent la rupture. Tant qu’on ne va pas dans le sens de la rupture, on va continuer de tourner en rond », s’est-il plaint.

Dans la même situation, Étienne Soropogui, du mouvement Nos valeurs communes, a indiqué que la junte a annoncé son « intention d’organiser une transition inclusive. Nous ne comprenons pas que des acteurs politiques majeurs que nous sommes, n’avons pas pu accéder à la salle pour que nous puissions parler de la Guinée. Nous n’avons jamais quémandé dans ce pays. Nous venons par ce que ce pays est le nôtre et nous pensons que quand il s’agit de parler de ce pays nous devons être là. Parce que nous avons la légitimité ».

avant de poursuivre : « Nous sommes venus à temps. Malheureusement comme vous savez c’est la pratique : Quelqu’un a un cousin à la porte, il laisse entrer sa cousine et l’autre côté on te donne une carte. Et nous, comme on a souhaité être discipliné, c’est la conséquence de cette discipline qu’on a maintenant…
On ne peut, dans la sérénité souhaitée par la junte, continuer à avoir des comportements de telle nature qui ne confèrent pas. C’est mon point de vue d’une gestion sereine à la transition. Ça ne peut pas conférer à la transition une gestion sereine. Je crois qu’ils doivent s’organiser pour que ce genre de comportement ne se reproduise plus. Ce n’est pas normal, on a besoin de tout le monde pour travailler… »

De nombreux acteurs politiques ont attendu dans les couloirs la fin de la rencontre entre la junte et leurs collègues.

Abdou Lory Sylla et Bhoye Barry pour guinee7.com