Du 21 au 23 juillet, s’est tenue à Abidjan (Côte d’Ivoire), une conférence des ministres africains de l’Emploi et de la Formation professionnelle, sous le thème : Formation, insertion et emploi des jeunes en Afrique. Notre pays y était naturellement représenté par  son ministre s’occupant du domaine, M. Albert Damantang Camara.

Au cours de cette conférence, nous rapporte-t-on, Albert Damantang Camara, a diagnostiqué ‘‘qu’avant d’être un problème de formation, le chômage des jeunes est d’abord dû à l’absence d’emplois disponibles et ce, parce que la structure des économies des pays africains et de leurs secteurs privés respectifs n’en créent pas suffisamment’’.

Le ministre guinéen a  ‘‘souhaité qu’un véritable débat puisse être initié sur les modèles économiques des pays africains au moment où toutes les grandes puissances remettent elles-mêmes  en cause leurs modèles économiques’’.

Il a ensuite posé la question de savoir ‘‘s’il fallait continuer à s’appuyer sur la théorie classique de la croissance créatrice d’emplois ou explorer d’autres pistes d’évaluation de la création de richesse ou d’emplois en rapport avec les nouveaux enjeux de l’économie mondiale et la spécificité des sociétés africaines’’.

Enfin, notre ministre a recommandé ‘‘une plus grande implication et intervention de l’Etat, non seulement dans l’incitation à la création d’emplois mais également dans la création même d’emplois à travers des grands travaux permettant de partager le travail’’.

Il faut rappeler qu’au cours de cette conférence, les ministres ont partagé leurs préoccupations et défis face à la faible qualification des jeunes chercheurs d’emplois. Ils ont été d’accord sur ce que ‘‘le pôle de qualification inter pays pour le développement de compétences techniques et professionnelles est sensé fournir un espace d’échanges de bonnes pratiques et d’expériences réussies pour qualifier la formation et l’insertion professionnelle des jeunes africains. Ce pôle doit également assurer un plaidoyer auprès des états membres pour que plus de moyens soient consacrés à la formation des jeunes’’.

Bily Camara