Président du PTS (Parti du travail et de la solidarité), Mamadou Diawara, était ce mardi 17 septembre dans le locaux de la primature, à Conakry, où il a rencontré, Ibrahima Kassory Fofana, au compte des consultations ordonnées par le président Alpha Condé, autour de la constitution.

De prime abord, il a informé que : «Nous ne sommes pas dans une quatrième République encore, mais le problème est posé. Mais j’ai répondu à ma façon. Depuis 2012, j’ai été parmi les premiers à proposer ici une révision ou un changement de la constitution. J’ai dit qu’il fallait une constitution à mandat unique de sept ans. Je l’ai dit ici. En privé, on me soutenait et officiellement, personne ne m’a soutenu. C’est pourquoi au début de ce débat, personne ne m’a jamais entendu dire quoi ce soit sur les propositions en cours ».

Et de préciser que : « Nous ne sommes pas venus ici pour dire je suis pour ou je suis contre. Nous sommes venus pour parler de la modalité et comment on peut agir autrement (…) Il n’était pas question de parapher ni d’acter. Il était question tout simplement de poser les problèmes fondamentaux et voir comment on peut trouver une solution. Et j’ai dit qu’on peut trouver une solution à tout problème. Je l’ai dit là-bas, Mais il faut bien poser le problème. Mais est-ce que le problème a été bien posé ? Je dis non ! Est-ce qu’on a dit correctement ce qu’on a commencé maintenant ? On devait commencer par ça ».

«Se prononcer sur une question, c’est bien, mais il faut savoir quel est l’article qui convient ou qui ne convient pas. Moi, je n’ai pas vu la constitution, je n’ai pas lu un seul article. Donc, c’est insulter mon intelligence, en me disant, qu’est-ce que tu penses de la nouvelle constitution ? Je ne peux rien vous dire, parce que je ne l’ai pas vu. Mais je suis pour un changement, je suis pour une démocratisation. Parce que la démocratie, c’est quoi ? C’est toujours s’élever vers l’étymologie de la démocratie. En s’élevant vers l’étymologie de la démocratie, on est forcément démocrate. Donc, toute proposition qui tend à élever la démocratie au niveau de son étymologie, je suis partie prenante ».

Quant à la date annoncée par la CENI, il a confié enfin que : « La CENI dit qu’elle veut le faire faire le 28 décembre. On est prêts, on est partants. S’ils pensent qu’ils peuvent le faire, je crois que c’est pas impossible, on ne sait jamais. Je pense que c’est une source à problèmes, et ce n’est pas le moment de créer la chienlit en Guinée ».

Abdou Lory Sylla pour Guinee7.com