Le ministre du Commerce, Boubacar Barry “Big up”, a reconnu que la direction nationale de contrôle de qualité rencontre d’énormes difficultés. Ces difficultés, selon lui, empêchent cette direction qui relève de son département de réellement faire son travail.

« Nous avons véritablement un problème. Un problème lié d’abord au non respect de la réglementation, un problème lié aux vieux du personnel, un problème lié au sous-équipement du laboratoire de contrôle de qualité », a avoué le ministre Boubacar Barry, ce dimanche à l’AG FOUTTI-LAFIDY, un espace qui regroupe un groupe de journalistes autour d’un plat traditionnel avec un invité.

Il soutient, par ailleurs, que depuis son arrivé à la tête du département du commerce, une réforme est engagée pour rendre efficace le service. « Nous sommes en train d’apporter des réformes extrêmement importantes pour mettre de l’ordre. Il est vrai que la première occupation que nous avons aujourd’hui, c’est de faire respecter la réglementation. Qu’est-ce que la loi et la réglementation dit que tout produit qui doit être importé en Guinée et dont la valeur est équivalente en francs guinéens à deux mille dollars, doit obéir à un certains nombre de dispositifs, c’est-à-dire on doit pouvoir obligatoirement faire ce qu’on appelle une demande descriptive d’importation ou d’exportation », a déclaré le ministre Boubacar Barry “Big up”.
« Aujourd’hui, des unités industrielles ont des laboratoires en interne, pour leur permettre de respecter ce qu’ils appellent la charte de qualité, parce que chacun a une obligation de protéger son produit. Mais cela n’empêche pas l’État, en tant qu’organe régulateur, chargé de protéger les consommateurs, d’assurer le travail qui lui revient, à savoir contrôler que ces produits qui sortent de ces unités industrielles doivent être mis sur le marché en répondant à toutes les normes », a-t-il laissé entendre.

Prenant l’exemple sur les eaux minérales, le ministre soutient que c’est une pagaille totale. « Vous avez vu la panoplie d’eaux minérales qu’il y a sur le terrain. Là aussi est lié au fait que la réglementation n’est pas respectée. Quiconque veut produire de l’eau, se procure une machine dans sa chambre, fait un forage à domicile et puis produit l’eau et la mettre sur le marché, alors que le dispositif réglementaire impose qu’on n’ait un certificat de mise à la consommation », souligne-t-il.

Et de conclure : « Nous avons vécu dans une anarchie depuis très longtemps, les populations se sont sédentarisées dans les comportements. Donc, il faut véhiculer un certain nombre d’informations, faire connaître ce qu’il y a à faire, pour que les populations se remettent dans le droit chemin ».

Bhoye Barry pour guinee7.com
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